mercredi, 29 octobre 2014 00:00

La flûte enchantée

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Goethe  déclara  que  seule  cette musique  aurait pu  accompagner  son  Faust.

 

Cet opéra est la dernière œuvre conséquente de Mozart, elle est aussi son testament.
Ingmar Bergman en a proposé une adaptation cinématographique avec cette exaltante ouverture évoquant l’universalité de la musique.

Mozart insuffla dans ce récit issu de différentes légendes populaires le souffle d’un conte philosophique. Alliant les genres musicaux les plus variés, de la romance française à l’aria italienne et de la ritournelle au lied allemand, il assure l’unité de l’ensemble et introduit l’idéal maçonnique avec ses symboles et ses rites pour produire une œuvre morale et initiatique.

« Dans l’atmosphère lourde d’une Autriche bourgeoise ébranlée par la perspective des mouvements révolutionnaires, Mozart est déjà touché par la maladie et sa situation financière est chaque jour plus précaire. Il est malheureux pour lui-même, pour ses compatriotes et l’humanité tout entière. Il souffre et sa compassion pour l’homme lui dicte ce message d’amour et de conciliation entre la connaissance, les savoirs nouveaux et la nature : les trois temples de la cité de Sarastro, celui de la Sagesse encadré par ceux de la Nature et de la Raison. L’idéal de fraternité professé par la Franc-maçonnerie lui semble seul capable d’assurer l’harmonie entre les hommes par la Sagesse, le travail et les arts, en réaffirmant la triade maçonnique : Constance, tolérance et discrétion. Beaucoup s’accordent à reconnaitre que l’œuvre s’entend ou se voit comme une séance d’initiation avec ses rites, ses épreuves et ses professions de foi. »

L'aria la plus  célèbre et    un  défi  pour  toute   soprano qui  ose  l'affronter . Ici  Diana  Damrau  qui  me  semble   à  la  fois  la  plus terrible  et  la  plus  parfaite. 

L’intrigue :

La Reine de la nuit, qui incarne les savoirs techniques et le progrès des technologies, dominée par l’ambition du pouvoir, dispute l’amour de sa fille Pamina au mage Sarastro qui a enlevé la jeune fille afin de la soustraire à l’emprise de sa mère. Elle espère d’abord le vaincre avec l’aide du prince Tamino auquel elle confie une flûte enchantée. Le Prince, amoureux de Pamina, gagnerat son amour en la délivrant du Royaume du Grand prêtre d’Isis, chef des Initiés. Il est accompagné dans sa quête par un homme ordinaire, Papageno, oiseleur, maladroit mais pur, loyal à sa manière incarnant l’homme naturel avec ses faiblesses et sa bonhommie qui plaisait à Mozart.

Rencontre  de   Papageno et  Papagena dans lla  version  de  Bergman

Après bien des péripéties durant lesquelles Papageno rencontre son alter ego féminin, Papagena, les jeunes gens se retrouvent partagés entre les deux forces antagonistes. La Reine de la nuit exige de Pamina le meurtre de Sarastro. Au bout de toute une série d’épreuves, la sagesse du mage triomphe et l’opéra s’achève dans le temple du Soleil où Sarastro, sur son trône, célèbre avec Tamino et Pamina la victoire du Soleil sur les ténèbres.

Hymne de sarastro :O Isis und Osiris

 Mozart magic flute decor par  Schinkel

Décor  pour  représentation de la flûte enchantée  par   Karl  Friedrich Schinkel

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