mercredi, 17 décembre 2014 00:00

Aphorismes et pensées partagées

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Extraits  ou  citations  de mes ecrivains,  philosophes,  penseurs  préférés ...

- Gaston Bachelard :

“Il faut la mémoire de beaucoup d’instants pour faire un souvenir complet.”

( L’intuition de l’instant.)

- Roland Barthes :

« Qu’est-ce donc qui fait la parole si terrible ? » dit  Roland  Barthes : 

«  C’est d’abord qu’elle est un acte , le mot est  puissant. Mais surtout qu’elle est irréversible : nulle parole ne peut se reprendre : livrée  au logos, le temps  ne peut se remonter , sa création est définitive […] car le mot est indestructible . »

Roland Barthes: "Sur Phèdre Racine "

Simone de  Beauvoir  :  On ne  nait  pas femme  on  le devient.

-  Maurice  BLANCHOT:
"La présence  insoutenable  de   l'absence"   ( à vérifier  : je ne garantis pas le stricte arrangement  des mots  ,  je  n'ai  pas retrouvé  ma  source  . La part du feu  ?   ) 

  Conrad Joseph : " Entre le  héros et  le  lâche  il  n'y a  pas  plus que  l'épaisseur  d'une  feuille  de papier. "   (Lord  Jim)

-Conrad Joseph : 'Si vous voulez connaître l’âge de la terre, regardez la mer sous une tempête ; mais quelle tempête peut révéler pleinement le cœur d’un homme". (Lord  Jim)

Dante  Alighiéri :  " Il  n'y a rien  de  pire  que   le  souvenir  du  bonheur  au  temps  de l'infortune.

 Camus Albert  : (Reflexions  sur la guillotine)

Quand la suprême justice donne seulement à vomir à l’honnête homme qu’elle est sensée protéger, il parait difficile de soutenir qu’elle est destinée, comme ce devrait être sa fonction, à apporter plus de paix et d’ordre dans la cité . Il éclate au contraire qu’elle n’est pas moins révoltante que le crime, et que ce nouveau meurtre, loin de réparer l’offense faite au corps social, ajoute une nouvelle souillure à la première . 

Il y a une solidarité de tous les hommes dans l’erreur et dans l’égarement. Faut-il que cette solidarité joue pour le tribunal et soit ôtée à l’accusé ?  Non, et si la justice a un sens en ce monde , elle ne signifie rien d’autre que la reconnaissance de cette solidarité ; elle ne peut dans son essence même se séparer de la compassion. La compassion bien entendu ne peut-être ici que le sentiment d’une souffrance commune et non pas une frivole indulgence qui ne tiendrait aucun compte des souffrances et des droits de la victime. Elle n’exclut pas le châtiment , mais elle suspend la condamnation ultime. Elle répugne à la mesure définitive, irréparable, qui fait injustice à l’homme tout entier puisqu’elle ne fait pas sa part à la misère de la condition commune. 

De là notre incertitude sur le droit que nous avons de tuer et l’impuissance où nous sommes à nous convaincre mutuellement. Sans innocence absolue, il n’est point de juge suprême……Il n’y a pas de justes, mais seulement des cœurs plus ou moins pauvres en justice .Vivre du moins nous permet de le savoir et d’ajouter à la somme de nos actions un peu du bien qui compensera, en partie, le mal que nous avons jeté dans le monde. Ce droit de vivre qui coïncide avec la chance de réparation est le droit naturel de tout homme même le pire . Le dernier des criminels et le plus intègre des juges s’y retrouvent côte à côte , également misérables et solidaires .Sans ce droit, la vie morale est strictement impossible. Nul d’entre nous en particulier n’est autorisé à désespérer d’un seul homme, sinon après sa mort qui transforme sa vie en destin et permet alors le jugement définitif. Mais prononcer le jugement définitif avant la mort , décréter la clôture des comptes quand le créancier est encore vivant, n’appartient à aucun homme. Sur cette limite au moins , qui juge absolument , se condamne absolument.

Tant qu’un homme est vivant, il ne peut être jugé définitivement bon  ou mauvais . 

- Camus Albert : « ..L’été Yanek tu te souviens ?  mais non c’est l’éternel  hiver . Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes. Il y a une chaleur qui n’est pas pour  nous . Ah  pitié  pour les justes ! » (Les justes) 

- Camus Albert : «  Quelle que soit  la cause  que l’on défend  elle restera toujours déshonorée  par le massacre aveugle d’une foule  innocente »  (Les justes)

- Camus Albert : « Oui  j’ai honte. J’ai visé trop haut. Il faut que je travaille  à ma place . Une toute petite place. La seule dont je sois digne . » (Les justes) 

- Camus Albert : « Il y a trop de sang , trop de dure violence . Ceux qui aiment vraiment la justice n’ont pas droit à l’amour. Ils sont dressés  comme je le suis, la tête levée , les  yeux fixes . Que viendrait faire l’amour dans ces cœurs fiers ?  L’amour courbe doucement les têtes Yanek. Nous nous avons la nuque raide." ( Les justes)

- Camus  Albert : « Oui tu es  mon frère, et vous êtes tous me frères que j’aime . Mais quel affreux goût  a parfois la fraternité ! » (Les justes)

- Camus Albert  : Ce monde  tel qu’il est fait , n’est pas supportable. J’ai donc  besoin  de la  lune, ou du bonheur , ou de l’immortalité , de quelque chose  qui soit dément peut-être , mais qui ne soit pas de ce monde » (Caligula)

 - Camus Albert"Je mensonge n’est  jamais innocent . Et le votre  donne de l’importance  aux  être et aux choses .Voilà ce que je ne puis  vous  pardonner ". ( Caligula)

- Flaubert Gustave : "L'auteur dans son oeuvre  doit être comme dieu dans l'univers, présent  partout et visible  nulle part ".

Héraclite: Le caractère est le  destin  de  l'homme  (maxime  citée  par  Milosevitch  dans  Dostoïevski penseur)

- Levi  Primo : "Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l'expérience de qui a vécu des

jours où l'homme a été un objet aux yeux de l'homme. Et si nous nous en sommes sortis tous les trois à peu près indemnes, nous devons nous en être mutuellement reconnaissants." (Si c'est un homme

- Malraux André : "_  Si j'accepte un homme, je l'accepte totalement, je l'accepte comme moi-même. De quel acte, commis par cet hommes qui est des miens, puis-je affirmer que je ne l'aurais pas commis ?" (La voie  royale)

-Malraux André : "_ Il n'est peu-être pas plus difficile de mourir pour soi-même que de vivre pour soi-même,

mais je me méfie... C'est quand on déchoit qu'il faut se tuer, mais c'est quand on déchoit qu'on aime de nouveau la vie..."( Perken) (La  voie  royale)

- Malraux  André : " _ Vous savez aussi bien que moi que la vie n'a aucun sens : à vivre seul on n'échappe guère à la préoccupation de son destin.. La mort est là, comprenez-vous comme l'irréfutable preuve de l'absurdité de la vie..." (Perken)( La voie royale)

" _ ....Vieillir,  voilà , vieillir.

- Malraux  André :  "Surtout lorsqu'on est séparé des autres, la déchéance. Ce qui pèse sur moi c'est, - comment dire ?- ma condition d'homme: que je vieillisse, que cette chose atroce : le temps se développe en moi comme un cancer, irrévocablement.. Le temps, voilà.

....je ne veux pas être soumis." (Perken) (La voie  royale)

- Malraux André :  " - Toute ma vie dépend de ce que je pense du geste d'appuyer sur cette gâchette au moment où je suce ce canon. Il s'agit de savoir si je pense: je me détruis, ou : j'agis. La vie est une matière, il s'agit de savoir ce qu'on en fait...." (Perken)(La voie  royale )

- Malraux  André : "- Ce n'est pas pour mourir que je pense à ma mort, c'est pour vivre." (La voie  royale)

- Malraux André  : " une fois de plus il se trouva planté dans le sol, vaincu par sa chair, par les viscères, par tout ce qui peut se révolter contre l'homme. Ce n'était pas la peur, car il savait qu'il continuerait sa marche de taureau. Le destin pouvait donc faire plus que détruire son courage ...." ( La voie  royale)

- Malraux André : " - Maintenant , il n'y a rien de pire que ce qui était l'espoir."(La voie royale)

- Malraux  André : " _ Il n'y a pas ....de mort... Il y a seulement ..moi.. qui vais mourir..." (La voie royale)

- Saint Exupéry:"Eau tu n'as ni goût ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu n'es pas nécessaire à la vie : tu es la vie..." (Terre  des  Hommes)

- Saint Exupéry :" Parmi tant d'étoiles, il n'en était qu'une qui composât, pour se mettre à notre portée, ce bol odorant du repas de l'aube.... toutes ces richesses du monde logeaient dans un grain de poussière égaré parmi les constellations... Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c'est doux de regarder le ciel. Toutes les étoiles sont fleuries." (Terre des hommes)

- Saint Exupéry :"Etre homme c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée, c'est sentir en posant sa pierre que l'on contribue à bâtir le monde." (Terre  des  hommes)

-Saint  Exupéry :« J’ai bien touché la contradiction que je ne saurais point résoudre. Car la grandeur de l’homme n’est pas faite de la seule destinée de l’espèce. Chaque individu est un empire. » (Espagne  ensanglantée )

-Saint  Exupéry : «  Comment mesurer l’homme ? L’ancêtre de celui-ci a dessiné une fois un renne sur la paroi d’une caverne et son geste 200 000 plus tard rayonne encore. Il nous émeut. Il se prolonge encore en nous. Un geste d’homme est une source éternelle. » (Espagne ensanglantée)

 - Saint Exupéry : "Je n'ai point d'espoir de sortir par moi de ma solitude. La pierre n'a point d'espoir d'être autre chose que pierre. Mais de collaborer, elle s'assemble et devient temple. Citadelle je te bâtirai dans le coeur de l'homme."  (Citadelle)

-Stephan ZWEIG :"Notre vie a des significations plus profondes que les simples événements extérieurs qui nous réunissent puis nous séparent, et une profonde magie de l'existence gouverne nos destinées, même lorsque nous croyons en rester les maîtres - une magie que seuls les sentiments perçoivent, et non les sens"

 

Lu 1139 fois Dernière modification le vendredi, 19 décembre 2014 12:29
Plus dans cette catégorie : « Florence Burgat Diderot »

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.