mercredi, 17 février 2016 19:56

Symphonies n°11,12,13,14,15.

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 Symphonie n°11 dite L'Année 1905

Analyse sur Wikipedia

extraits

-...composée au début de 1957 en souvenir de l'insurrection de 1905 ; selon certains commentaires du compositeur, elle évoque aussi la répétition des malheurs du peuple sous le joug indifférent des tyrans. Elle fut jouée pour la première fois par l'Orchestre symphonique d'URSS, sous la direction de Natan Rakhlin le 30 octobre 1957.

- Dès 1955, Chostakovitch envisageait d'écrire une grande œuvre célébrant la Révolution russe de 1905. Plusieurs raisons lui firent reporter ce projet : la mort de sa mère, les turbulences de son second mariage, le retour de plusieurs amis libérés du Goulag. Il semble toutefois que l'insurrection hongroise de 1956 l'ait tiré de son inertie créatrice1. Chostakovitch, réhabilité, reçoit à l'automne 1956 la commande d'une grande œuvre célébrant le quarantième anniversaire de la Révolution d'Octobre5. Il décide de réaliser une symphonie en quatre tableaux, inspirée de thèmes populaires traditionnels et révolutionnaires, illustrant la répression sanglante du Dimanche rouge par les troupes du Tsar qui tirèrent sur la foule assemblée sur la place du Palais d'Hiver à Saint-Pétersbourg.

- La Onzième est parfois surnommée : « une musique de film sans le film. » Les images musicales sont en effet d'une évidence et d'une simplicité inhabituelle, même chez Chostakovitch ; une preuve supplémentaire en sont les neufs chants révolutionnaires cités au cours de l'œuvre : le compositeur les décline dans le tissu symphonique selon son propre style. Cet usage d'un matériel musical prétendument populaire rompt avec sa manière de composition habituelle. Toutefois, cela confère à l'œuvre un fort ancrage tonal qui rend celle-ci largement accessible6. Ce sont des chants que le compositeur connaissait bien, que sa famille connaissait et chantait lorsqu'il était jeune.

- La plus « moussorgskienne » des symphonies

Chostakovitch considérait sa Onzième symphonie comme la plus « moussorgskienne » de ses œuvres. Pour lui, Moussorgsky symbolisait deux choses : le peuple et la répétition. Pour le peuple qui avait subi le répression du « Dimanche rouge », il avait écrit cette symphonie d'une manière simple et directe. Le peuple était destiné à souffrir sous le joug d'autocrates indifférents ; il protestait périodiquement au nom de l'humanité, pour être périodiquement trahi et puni. Selon Simon Volkov, le compositeur aurait déclaré : « Je voulais montrer cette répétition dans la Onzième symphonie. [...] Le peuple a cessé de croire car la coupe du mal a débordé ». Bien que cette déclaration ait semblé farfelue aux yeux de certains critiques, en particulier pour relier la symphonie à l'insurrection hongroise, cette notion de réitération a été capitale, chez les artistes russes, lors de cet événement et a tenu une place centrale dans l'intelligentsia russe.

Les citations de chants révolutionnaire dans l'œuvre elle-même peuvent admettre de multiples interprétation. Le premier mouvement rappelle le chant « Slouchate ! » (Écoute !), avec les paroles : « La nuit d'automne est [...] noire comme la conscience du tyran. » et le dernier mouvement se réfère à un autre chant dont les paroles sont : « Honte à vous, tyrans ! » ainsi qu'à La Varsovienne, très populaire lors de l'insurrection de 1905. Volkov compare cette juxtaposition de chants révolutionnaires à un montage cinématographique, tandis qu'Anna Akhmatova décrit ce mouvement comme un « un vol d'oiseaux blancs dans un ciel noir. »

On a pu faire valoir qu'au delà de la description des événements, Chostakovitch rend plus explicite, par la citation de ces chants révolutionnaires, la chaîne inéluctable des événements : si Nicolas II avait entendu les protestations du peuple et engagé un véritable changement social, il n'y aurait pas eu, douze ans plus tard, une répétition de protestations aboutissant à sa destitution. Faute d'avoir écouté, le tsar subit les conséquences décrites dans le dernier mouvement. Ainsi, le schéma général que Chostakovitch donne à la symphonie, la répétition des injustices du pouvoir conduit à la réitération de la violence. Le sous-titre du dernier mouvement, « Nabat », traduit en français par Le tocsin, renforce cette interprétation. Nabat était au XIXe siècle une feuille publiées par le populiste Petr Tkachev qui soutenait que rien, sauf les action immorales, n'était interdit au vrai révolutionnaire. Tchakev soutenait que les révolutions ne viendraient pas du peuple, mais d'un petit groupe motivé prêt à utiliser tous les moyens.

Symphonie n°12 dite L'Année 1917

Analyse de Wikipedia

Extraits :

- composée et créée en 1961. Elle fait suite à la symphonie n° 11, dédiée à la mémoire de Lénine et évoque les événements de la révolution russe d'Octobre 1917.

Symphonie n°13 "Baby Yar

Analyse sur Wikipédia

Extraits :

- Crée en1962 à Moscou

- La symphonie présente des poèmes de Evgueni Evtouchenko sur le massacre de Babi Yar et autres violences antisémites y compris l'affaire Dreyfus, le Pogrom de Bialystok et la vie d'Anne Frank ainsi que d'autres textes. La symphonie fut composée alors que régnait la censure en Union soviétique et Nikita Khrouchtchev menaça de stopper l'exécution de l'œuvre. La création eut bien lieu dans des conditions dramatiques mais en 1965 Evtouchenko fut contraint de réécrire la première strophe de son poème pour proclamer que des Russes et des Ukrainiens non juifs avaient péri aux côtés des juifs à Babi Yar. La partition avec le texte original a été à nouveau publiée en 1970.

 

Symphonie n°14

Analyse sur Wikipedia très complète !

Extraits :

- La Symphonie n° 14 en sol mineur op. 135 créee en 1969 est l'avant-dernière des quinze symphonies du compositeur russe Dmitri Chostakovitch. Écrite sept ans après la Treizième Symphonie, elle est contemporaine de sa Sonate pour violon et piano, de ses douzième et treizième quatuors à cordes, mais aussi de sa Quinzième Symphonie. Inspirée par les Chants pour les enfants morts de Gustav Mahler et par les Chants et danses de la mort, cycle de mélodies de Modeste Moussorgski que Chostakovitch a orchestré en 1962, la Quatorzième Symphonie fut composée au printemps 1969 par un Chostakovitch obsédé par la mort. Écrite pour soprano, basse et ensemble de cordes avec percussion, elle consiste en onze poèmes de quatre auteurs différents - Garcia Lorca, Apollinaire, Küchelbecker et Rilke, chacun formant l'un des onze mouvements de l'œuvre. La plupart d'entre eux abordent le thème de la mort, particulièrement lorsqu'elle est injuste ou prématurée. Ces poèmes ont été traduits en russe mais il existe également une version de la symphonie dans laquelle ils sont dans leur langue originale.

Dédiée à Benjamin Britten, la Quatorzième Symphonie a été créée à Leningrad le 29 septembre 1969 par l'Orchestre de chambre de Moscou sous la direction de Rudolf Barshaï, avec la soprano Galina Vishnevskaya et la basse Mark Réchétine. Son exécution demande un peu moins d'une heure.

 

 

Symphonie n°15

Analyse de l'oeuvre sur Wikipédia

Extraits :

- La symphonie n°15 en La Majeur, op. 141, est la dernière symphonie écrite par Dmitri Chostakovitch en un mois durant l'été 1971 à Repino.

- Bien qu'écrite pour grand orchestre, cette symphonie est parcimonieusement orchestrée, presque comme s'il s'agissait de musique de chambre avec un large éventail de percussions qui renforcent les inhabituelles colorations. La symphonie comporte de nombreuses citations de la propre musique de Chostakovitch aussi bien que de celles de Gioachino Rossini (l'ouverture de Guillaume Tell), de Richard Wagner, de Mikhail Glinka et de Gustav Mahler.

Chostakovitch utilise plusieurs techniques alors modernes de percussion comme la frappe du rebord de la caisse claire, l'utilisation de wood-block et de castagnettes.

 

 Image de présentation  : Alexandre Deineka : Hommes

Lu 787 fois Dernière modification le mardi, 08 mars 2016 22:43

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