lundi, 08 février 2016 17:27

Symphonies 1,2,3,4,5.

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Chostakovitch a composé 15 symphonies entre  1924 et 1975

Symphonie N°1

Analyse complète de l'oeuvre sur Wikipédia

Extraits:

- Créée par Chostakovitch en 1924 pour son diplôme du Conservatoire de Leningrad. Il avait 19 ans

-La symphonie est dédiée à un ami proche de Chostakovitch, Mikhaïl Kvadri. Celui-ci ayant été arrêté en 1929 pour « activité contre-révolutionnaire », la dédicace disparaît la même année.

-L'œuvre connaît un grand succès lors de sa première, le 12 mai 1926, par l'Orchestre philharmonique de Léningrad dirigé par Nicolaï Malko qui déclare « tourner une nouvelle page de l'histoire de la musique ». La symphonie est encore aujourd'hui considérée comme une des plus belles œuvres de Chostakovitch. La création en Europe occidentale eut lieu à Berlin le 6 février 1928 par Bruno Walter et la création américaine le 2 novembre de la même année sous la direction de Leopold Stokowski.

-La première symphonie est une pièce vivante et spirituelle. Elle rappelle certaines œuvres d'Igor Stravinski (comme Petrouchka) ou de Sergei Prokofiev. Certains de ses motifs proviennent même de compositions de son enfance. L'orchestration transparente à la manière d'un orchestre de chambre contraste avec les orchestrations plus sophistiquées à la manière de Gustav Mahler ou de quelques-unes des symphonies qui suivront. La symphonie est très unifiée, comportant plusieurs rappels mélodiques entre les mouvements.

Si le plan d'ensemble en quatre mouvement peut sembler académique, le modernisme de Chostakovitch pointe dans la progression harmonique brute et provocante ainsi que dans les principes de l'orchestration (solos des instruments à vent, percussions terrifiantes)

Symphonie N°2

Analyse de l'oeuvre sur wilipédia

Extraits :

- La Symphonie nº 2 en si majeur (opus 14), sous-titrée « À Octobre — dédicace symphonique », est une courte symphonie expérimentale de Dmitri Chostakovitch. Composée en 1927, elle est dédiée au 10e anniversaire de la Révolution d'Octobre de 1917. C'est une symphonie avec chœur qui utilise un texte d'Alexandre Bezymenski.

- La pièce a été commandée par le gouvernement pour célébrer le dixième anniversaire de la Révolution d'Octobre.

Cette symphonie est une importante illustration de la musique soviétique des années 1920 avec en particulier la notion de symphonie industrielle censée inspirer le prolétariat. Ainsi, la partie chorale de l'œuvre est annoncée par une sirène d'usine. Chostakovitch voulait d'abord en faire un poème symphonique et ce n'est que plus tard que le compositeur l'a appelée sa seconde symphonie.

- Analyse
Largo — Allegro molto

Le Largo est divisé en deux parties : un début polyphonique et un épisode méditatif que Chostakovitch a décrit, dans une lettre à Boleslav Yavorsky (en), comme "la mort d'un enfant". Tout cette partie est expérimentale, la plupart du temps sans tonalité et d'une orchestration très dense.


My shli, my prosili raboty i khleba

Le choral final présente un texte d'Alexandre Bezymenski à la gloire de Lénine et de la Révolution russe. Le compositeur lui-même semble ne pas avoir été satisfait ; il a en effet écrit dans une lettre du 28 mai 1927 à Tatyana Glivenko qu'il était fatigué d'écrire et qu'il considérait le texte de Bezymenski comme "abominable".

Le texte décrit d'abord les souffrances du peuple avant la révolution, puis s'achève par un salut à "Octobre, la Commune et Lénine".

Symphonie n° 3 " 1er Mai"

Analyse de l'oeuvre sur Wikipédia:

- extraits:

La Symphonie n°3 en mi bémol majeur (Opus 20), sous-titrée « Premier mai », est la troisième des quinze symphonies de Dmitri Chostakovitch, composée en 1929. C'est une symphonie avec chœur. Elle utilise un texte de Semion Kirsanov.

- La Symphonie n°3 en mi bémol majeur (Opus 20), sous-titrée « Premier mai », est la troisième des quinze symphonies de Dmitri Chostakovitch, composée en 1929. C'est une symphonie avec chœur. Elle utilise un texte de Semion Kirsanov.

-De même que la deuxième symphonie, elle est considérée comme une symphonie expérimentale.

- Même si elle reste une œuvre expérimentale, le style de la troisième symphonie est beaucoup plus léger que celui de la deuxième. Le chœur final est aussi plus mélodique.

Dans une lettre à Boleslav Yavorsky, Chostakovitch a écrit que son œuvre « exprimait l'esprit de la reconstruction pacifique ». D'un autre côté, on peut constater que la plus grande partie du matériau qui précède le final est sombre en tonalité. Il devait même à l'origine inclure une partie pour mitrailleuse.

 Symphonie  n°4

Une symphonie qui a connu  bien  des vicissitudes !

Analyse de l'oeuvre sur Wikipédia

Extraits:

- La Symphonie no 4 en ut mineur (op. 43) est la quatrième des quinze symphonies de Dmitri Chostakovitch, composée entre 1934 et 1936 et créée seulement en 1961.

- Une première version a été écrite en 1934, mais le musicien, insatisfait, l'a détruite et réécrit une nouvelle partition en septembre 1935 et l'achevant en mai 1936. Sa composition a été rendue délicate par les attaques que le musicien subit de la part de la Pravda l'accusant d'« intellectualisme » à propos de son opéra Lady Macbeth de Mtsensk dont la partition a été jugée trop complexe.

- La première devait avoir lieu le 30 décembre 1936 par l'orchestre philharmonique de Leningrad sous la direction de Fritz Stiedry, un réfugié de l'Allemagne nazie, mais durant les répétitions, Chostakovitch retire de lui-même sa symphonie du programme, arguant d'ultimes retouches sur le finale. A posteriori, le musicien explique, lors d'une interview donnée dans les années 1950, qu'il trouvait son œuvre trop « grandiloquente ». Il accuse également le chef d'orchestre choisi d'incompétence. Une autre version, donnée par Isaak Glikman dans son livre Journal d'une amitié, est que la symphonie aurait été retirée suite à des pressions exercées par certains dirigeants du parti communiste sur la direction de l'orchestre.

Chostakovitch ne l'abandonne pas et en écrit alors une réduction pour deux pianos et la joue pour la première fois, avec Moishei Vainberg, en 1946.

La partition orchestrale n'est retrouvée qu'au début des années 1960, permettant une première le 30 décembre 1961 par l'Orchestre philharmonique de Moscou sous la direction de Kirill Kondrachine, ce dernier le dirigeant également pour la première fois en Europe de l'Ouest lors du festival d'Édimbourg en 1962.

- Ce troisième et dernier mouvement peut permettre d'expliquer le fait que la partition soit restée dans les placards pendant près de vingt-cinq ans, du moins si l'on considère que c'est en raison de la censure que cette symphonie n'a pu voir le jour. En effet, la progression de ce mouvement fait penser à un long processus vers la mort, en totale contradiction avec l'idéologie du régime soviétique prônant un regard optimiste sur la nature individuelle jusqu'à l'absurde. En effet, si l'homme est la mesure de toutes choses, il ne peut pas mourir et il ne peut mal faire. Avec la personnalisation du régime mis en place par Staline, aller à l'encontre de cette idée, c'est aller à l'encontre du parti et de son chef suprême.

Or, dans ce mouvement, nous avons l'idée d'une course inéluctable vers l'anéantissement. Le début commencé piano au basson et au pizz des cordes dans le registre grave, fait penser au 3e mouvement de la première symphonie de Gustav Mahler qui est une transformation d'une comptine en marche funèbre. Travestissement, ironie même, que cette avancée pénible, laborieuse, faisant penser à la démarche d'un homme fatigué, contraint d'avancer dans le sens qu'on lui a donné. Si au bout d'un moment, vient l'expression du triomphe de la volonté humaine par la reprise du thème fortissimo avec l'ensemble du grand orchestre, cette impression de vie retombe rapidement avec les bois dans le grave ponctué par la pulsation pianissimo des timbales et l'arrivée des cordes dans l'aigu pour mourir avec le celesta propre chez Chostakovitch, à nous glacer le sang. La symphonie se termine ainsi par une impression de mort sans résurrection évidemment, mais également sans espoir de fraternité, excluant par là toute mystique qu'elle soit religieuse ou politique.

Ce coup d'arrêt à la volonté, cette vie qu'on peut très facilement garrotter ou interrompre, cette catastrophe, à l'opposé de l'idée prônée par la symphonie inextinguible de Carl Nielsen par exemple, constituent des thèmes qui ne sont pas nouveaux. On les retrouve chez Tchaïkowsky dans le final de sa symphonie pathétique, chez Moussorgski avec ses Chants et Danses de la mort, chez Mahler dans le final de sa sixième symphonie et chez Schönberg dans le second mouvement de sa seconde symphonie de chambre.

 

Symphonie n°5

Analyse complète de l'oeuvre sur Wikipédia

Extraits :

- La Symphonie nº 5 en ré mineur, op. 47, de Dmitri Chostakovitch fut écrite en trois mois en 1937, et créée le 21 novembre de la même année à Léningrad sous la direction d’Evgeni Mravinski. C'est la symphonie la plus jouée et la plus enregistrée du compositeur.

- Analyse de l'œuvre
Moderato

Le Moderato initial commence par un canon dans les cordes, qui forme la base du mouvement entier.
Allegretto

Seule note de couleur et d’humour, le deuxième mouvement, l’Allegretto, est un scherzo sous forme de danse humoristique en trois temps.
Largo

Le Largo qui suit est le mouvement le plus profond de l’œuvre. Longue méditation d'une « angoisse tchaïkovskienne » selon les mots d'André Lischké ,
Allegro non troppo

Le mouvement final a été au centre de nombreuses discussions : vu comme une concession à la pression politique ou l'ironie d’une marche triomphale de la dictature sur le peuple opprimé. Un LA aigu est répété 252 fois par presque tout l'orchestre, tandis que les cuivres se chargent de faire résonner le thème (la mélodie) sans jamais vraiment retenir toute l'attention. Ce final est pris comme une marche triomphale.

Lu 616 fois Dernière modification le mercredi, 10 février 2016 16:55

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