mercredi, 23 janvier 2013 00:00

Tolstoï : autres ouvrages

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Léon Tolstoï :: autres ouvrages, littérature populaire : Mikhaïl, Trois contes

Mikhaïl:

Léon Tolstoï,  ne voulait pas que sa production littéraire fut réservée aux classes supérieures de la Russie.

L'illustre auteur de Guerre et paix , et d'Anna Karénine , .... écrivait donc à l'intention des paysans et des pauvres, des contes qu'il faisait imprimer de manière économique et distribuer pour quelques kopecks. Mikhaïl est l'un de ces textes trop peu connus.

L'histoire , ou plus exactement le conte fantastique de ce jeune homme abandonné qu'un pauvre cordonnier rencontre nu sur son chemin, habille et recueille, et dont les bienfaits surnaturels changeront la vie, est une des plus émouvantes illustrations des convictions philosophiques de Tolstoï, qu(on désigna sous le nom de "tolstovo". Son amour mystique de l'être humain y éclate encore plus que dans ses textes les plus célèbres. Et sa vision du christianisme, celle-là qui lui valut d'être enterré sans les rites, y est le plus clairement décrite.
(4ème de couverture : Max Millo)

..."Dieu ma puni parce que je lui avais désobéi. J'étais ange au ciel, et Dieu m'avait envoyé prendre l'âme d'une femme. J'ai volé sur terre , et j'ai vu une femme malade, elle venait d'accoucher de deux personnes. Les enfants vagissaient à côté de la mère et la mère ne pouvait les prendre sur sa poitrine. La femme me voyant comprit que dieu était venu lui prendre son âme, elle se mit à pleurer et me dit : ...............

Et j'ai écouté la mère, je lui ai mis un enfant au sein , je lui ai mis l'autre sur le bras et je suis remonté près de Dieu au ciel .

J'ai volé vers Dieu et lui ai dit que je n'avais pas pu prendre l'âme de la mère ......

Et Dieu m'enjoignit:

-Va , prends l"âme de la mère, et apprends trois paroles : Sache ce qu'il y a dans les hommes, ce qui n'est pas donné aux hommes, et ce qui fait vivre les hommes. Lorsque tu le sauras tu remonteras au ciel."

.Quatre contes de Tolstoï:

Les mémoires d'un fou:

"... et là sur le parvis même je distribuais aux pauvres
tout ce que j'avais sur moi et je partis à pied, en parlant
au peuple."

Une âme simple :

"... - Alors quoi ? tu vas mourir ? demanda Justine
- On ne peut pas vivre toujours . Il faut que ça
arrive un jour,répondit Aliocha. Merci Justine, d'avoir
eu pitié de moi. Il vaut peut-être mieux qu'on ne t'ait
pas permis de m'épouser :maintenant tout est bien."

Le réveillon du jeune tsar

"... Et combien d'autres spectacles vit le jeune tsar:....
.. Le niveau de misère du peuple, des enfants scrofuleux des
tribus entières d'aborigènes disparaissant; dans l'isba les
animaux pêle-mêle avec les hommes ; le travail continuel, la soumission
et l'abattement ! Et voici les ministres, les gouverneurs ; partout la
concussion, l'orgueil, l'envie et le désir d'être craint.

Ainsi  meurt  l'amour

- Et où sont les hommes ? demanda le tsar. "
Ainsi meurt l'amour " ... Et l'amour ? dit l'un de nous.
- L'amour ? ... Depuis ce jour là, il partit à la dérive ... Quand ,
suivant son habitude, souriante et rêveuse, elle me regardait ,
je voyais aussitôt le colonel sur le champ de torture et je
ressentais une gêne extrême. Nos entrevues devinrent de plus
en plus rares et l'amour descendit à à zéro .. Et voilà comment
vont les choses , voilà comment se détermine une vie...."

Lu 972 fois Dernière modification le mardi, 09 septembre 2014 15:34

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