lundi, 21 janvier 2013 00:00

Apollinaire

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Guillaume Apollinaris de Kostowitsky

1880-1918

Né à Rome d'une mère Polonaise et de père "incertain", probablement un officier du royaume des Deux Siciles Francesco Flugi d'Aspermont, Apollinaire passa son enfance entre l'Italie, et la Côte d'azur

. En 1899 , il découvre les Ardennes Belges à Stavelot dont les paysages et le folklore l'impressionnèrent profondément . Il y connu aussi sa première déception amoureuse.

Au cours des années 1901-1902 il séjourne d'abord en Rhénanie où il s'éprend de Annie Playten qui l'éconduit puis il voyage à travers l'Allemagne et l'Europe Centrale.

De retour en France , à Paris il occupe un poste d'employé de banque et fréquente les milieux littéraires . Il publie son premier conte l'Hérésiarque .Il rencontre également Derain et Vlaminck puis Picasso.

En 1904 Annie Playten rompt définitivement et part en Amérique. Il exprimera son désespoir dans la Chanson du Mal Aimé, publiée en 1909.

En 1907, il se lie à Marie Laurencin et l'on assiste à un renouveau poétique(sOnirocritique, le Brasier ou les Fiançailles). Il élargit ses relations littéraires à Paul Fort , Moréas, Jules Romains. Son premier livre :t l'Enchanteur pourrissant. Il vit maintenant uniquement de sa plume. Il entre à l'Intransigeant comme critique d'art, et collabore à plusieurs autres journaux. Publication du Bestiaire ou Cortège d'Orphée en 1911.

En Septembre de cette même année , une cruelle épreuve va le bouleverser: accusé à tort dans l'affaire du vol de la Joconde, il est incarcéré et passe une semaine à la prison de la Santé. En 1912, Marie Laurencin le quitte et cette séparation le plonge à nouveau dans le désespoir.

De nouveaux amis: Blaise Cendrars et les Delaunay. Il apparait de plus en plus comme le défenseur de l'avant-garde en peinture comme en poésie.

1913: Alcools et un ouvrage de critique d'art: Les peintres cubistes, méditations esthétiques.

1914: Dans les mois qui précèdent son incorporation, il vit une nouvelle et brève liaison avec Louise de Coligny-Châtillon, l'amie royale. Il est incorporé en décembre affecté sur le front de Champagne. Après un échange épistolaire avec Madeleine Pagès rencontrée dans le train il est admis comme son fiancé à Oran. Passé au 96 ème régiment d'infanterie avec le grade de sous-lieutenant, il s'enthousiasme d'abord pour le spectacle de la guerre,"Ah Dieu que la guerre est jolie"(1) mais découvre rapidement le sort épouvantable des fantassins dans les tranchées et les cimetières : Effroyables  jardins..(2) Il est blessé le 17 mars par un éclat d'obus , trépané et ne retrouve une vie normales qu'à la fin de l'été.

Désormais il est affecté à un bureau et s'éloigne définitivement de Madeleine. Il revient à la littérature avec "le poète assassiné "Plus que jamais il se consacre à la défense de l'art d'avant-garde en poésie comme en peinture(Conférence sur l'esprit nouveau et les poètes)

le 2 mai 1918 il épouse Jacqueline Kolb "la jolie rousse". Le 9 novembre Il est emporté par la grippe espagnole.

(1)"Ah Dieu ! que la terre est jolie .." Aragon lui aurait toujours reproché d'avoir aimé la guerre

Lu 877 fois Dernière modification le mercredi, 20 août 2014 21:46
Plus dans cette catégorie : Le pont Mirabeau »

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.