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Tolkien (John Ronald Reuel)
Est-il nécessaire de présenter JRR Tolkien ? Comment aborder l'Homme , le créateur ou son univers, sa création ? La Terre du Milieu ou le Conte d'Arda ? C'est ici que je me rends compte de la place exceptionnelle qu'il a tenu dans ma vie . En apparence si loin de mes schémas habituels, notre rencontre ne pouvait que produire une relation passionnelle ! Et combien sommes-nous à avoir succombé à sa magie et à son envoûtement à un point tel qu'on peut parler, je crois, de phénomène de société ? J'y reviendrai, souvent ......
Pourquoi
j'aime Tolkien? L'homme: John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein (Afrique du sud) de Mabel et Arthur Tolkien. Au printemps 1895, Mabel rentre en Angleterre et l’année
suivante le père de Tolkien décède. J. R. R. T. passe son enfance à Sarehole près
de Birmingham entre une mère qu’il adore et son frère Hilary avec lequel il
conserve des liens très puissants toute sa vie. Malgré des conditions difficiles (la situation financière
de Mabel n’est pas brillante), Tolkien gardera de sa petite enfance jusqu’à
la mort de sa mère en 1904, d’excellents souvenirs et un goût pour la
campagne anglaise où il situera « La Comté », le pays des Hobbits
. A la mort de Mabel, c’est le Père Francis Morgan qui deviendra le protecteur des deux enfants et dirigera leurs études ainsi que leur vie spirituelle. La vie des deux frères en sera très marquée. En 1909 naîtra l’idylle avec Edith qui aboutira à leur
mariage en 1916, lorsque la future femme de J.R.R.T. aura accepté de rejoindre les
rangs de l’Eglise catholique. Au collège d’Oxford, à partir de 1910, d’abord comme
élève, après avoir obtenu une bourse, puis comme professeur, Tolkien
orientera ses études vers les langues et la littérature anglaise, ses deux
passions, qui feront de lui, un spécialiste éminent en philologie ainsi
qu’un expert en littérature anglo-saxonne avec une prédilection pour les écrits,
(récits et poésie d’avant Chaucer : les poèmes
Beowulf et Sire Gauvain et le Chevalier Vert) ; bien qu’imprégné
de culture classique par ses études du latin et du grec, sa passion le mènera
dans l’univers des légendes germaniques et nordiques et surtout du Kalevala
finnois. La première guerre mondiale l’éloignera de sa famille en 1916 quand l’Unité de « Fusiliers Marins » où il est enrôlé en tant que sous lieutenant sera envoyée en France. Il connaît alors l’horreur des tranchées et perdra dans le conflit deux de ses plus grands amis. C’est là en
1917, qu’il commencera l’écriture des Contes Perdus, la genèse du Silmarillion, cette œuvre qu’il poursuivra toute sa vie sans jamais la considérer
comme achevée et qui sera publiée par son fils Christopher, après sa mort. Après l’armistice, Tolkien rentre à Oxford ou il participe au très célèbre Nouveau Dictionnaire d’Anglais. Il commence à travailler à l’université d’Oxford en 1920 Où il est «élu professeur d’anglo-saxon en1925. Dés
lors il mènera de front sa profession d’enseignant dans les universités réputées
de Leeds ou d’Oxford, ses recherches en philologie et linguistique et sa
passion d’écrivain toujours insatisfait de ses créations et poussant à
l’extrême son souci de perfection dans le détail et la cohérence qui l’amène
à revoir sans cesse ses écrits au grand désespoir de ses éditeurs. En 1930 il écrit
Bilbon le Hobbit et devant le succès de
l’ouvrage son éditeur et ami le pressera d’écrire une suite qui deviendra
le Seigneur des Anneaux son chef d’œuvre qu’il achèvera en 1949 mais
qu’il ne se résoudra à publier qu’en 1954, isolé contre son gré, du Silmarillion
qui en constitue la base mythologique. En 1939, une conférence sur les Contes de fées, lui
permettra d’exposer ses conceptions très particulières sur le genre littéraire
et sur la Faërie à laquelle il donnera ses
lettres de noblesse, en en définissant les règles, la fonction du Conte, ses
sources dans le légendaire ou dans l’univers mythique. C’est la qu’il
exposera sa théorie sur l’art du sub-créateur (inspiration pour
l’auteur) et la créance secondaire (démarche du lecteur). C’est aussi là
qu’il justifiera l’absence apparente de références catholiques dans ses œuvres, la religion ne pouvant apparaître de façon explicite dans une œuvre de
faërie. En 1959 Tolkien quitte l’université pour prendre sa
retraite . Il publie plusieurs contes: Les aventures de Tom Bonbadil(en
vers),Tree and Leaf, Smith de Grand Wootton. Beaucoup de ses écrits n’ont pas encore été traduits comme une grande partie de sa correspondance qui par son abondance et l’étendue des sujets abordés par J.R.R.T. , sont indispensables à une parfaite connaissance de l’homme et de son œuvre. Edith meurt en 1971 et Tolkien le 2 septembre 1973. Ce premier fils John est né en 1917, suivi de son frère
Michaël en 1920 puis de Christopher en 1924 et enfin de leur sœur Priscilla en
1929. ____________________________________ Tolkien aura indéniablement marqué son époque. Accueilli
avec réserves par la sphère littéraire française, il a d’abord conquis les
lecteurs Anglo-Saxons et aux Etats Unis ses livres suscitèrent de véritables
engouements dans les années 1960. Peu à peu Tolkien passe les frontières mais c’est avec l’adaptation du Seigneur des Anneaux par le Néo-Zelandais Peter Jackson que l’auteur étend son influence sur le monde entier et qu’une quasi unanimité se fait autour de son œuvre. Quelques réflexions sur le Seigneur des Anneaux: Il est intéressant de rechercher les raisons de cette unanimité qui se révèlent multiples avec de profonds désaccords sur l’analyse des valeurs véhiculées. Les controverses sont nombreuses et les débats qu’elles engendrent, passionnées.(ex."Le Seigneur des Anneaux ou la tentation du mal" d'Isabelle Smadja) Une œuvre voulue profondément catholique par son auteur dont il a pourtant soigneusement effacé toute référence religieuse, n’est pas la moindre des apparentes contradictions.
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"Illustrations " (modeste concurrence à mes grands
illustrateurs préférés auxquels je rends hommage: John Howe : http://www.john-howe.com/
Ses oeuvres maîtresses :
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