Sur l'Euphorie
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Sur l'euphorie

S’approcher de la gent joyeuse
Avec elle plaisanter, causer et rire
En la pouvant prendre pour heureuse
Et nostre douleur croire anéantir 

Finalement demeurer en cette attitude
Et parce qu’en saveur elle a perdu
Sûrement sombrer dans la lassitude
Livides, allongés, fades tel un pendu 

Accorder que nous ne sommes foule
Et quand nostre âme savoir dolente
Que nous ne sommes du mêsme moule
Avec regrets descendre la pente 

Renier nostre mortel édifice
Sachant que l’on souffre pour autant
Et apparaître sans cet artifice
Comme un mort parmi les vivant

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L’Eden 

Par deçà nos cieux réside un univers.
Quand vers cet espace je me suis en allé,
aspiré, inspiré, par une lumière
Ai pu toucher l'Eden. Peur je n'ai plus trouvée. 

Et mon maître de dire " où l'Enfer est pavé
de bonnes intentions, les moyens ne le sont;
L'Élisée quant à lui n'est que de bon créé ".
Aussi ai-je plané ; mes maux à l’abandon. 

D’orgueil me dévêtir, m’en aller vers plafond
Aussi le pouvais-je sans éprouver de honte,
car dans ce paradis tout est avec bon fond.
Les oiseaux sont libres et c’est tel que je monte.

                                        ****

 

 

 

 

Dante  La Divine Comédie  Le purgatoire chant 9

Matin d'été 

Il y'a brume
Et les oiseaux discutent
Enrobés dans leurs plumes
Du haut de leurs huttes. 
L'opaque nappe épaisse
Sait se dissiper
Et leur maux ils laissent
C'est un matin d'été
****

La cité de Dieu 

J'entends les coups de feus,
Les injures, les menaces
Au quotidien, c'est un jeu
Je n'ai guerre vu leurs faces. 
Quand dans la favela 
On baigne dans le sang
Je ne fais plus un pas
Reste, et prie en sifflant 
Et je vois les voyous,
Amasser des billets
Trafiquer avec les fous
Sous contre drogue en paquets.
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La souffrance, ma compagne  

Souvent, Elle est vers moi
Froide et austère
Qui pour  susciter l’émoi
Se pense nécessaire 

Comme dans mon âme
En ce lieu il fait sombre
Et je verse une larme
Elle me caresse ; cette ombre

Encore me fend le cœur
Quand vole mon âme en éclat
Je brûle en mon intérieur
A jamais elle s’en rappellera 

La souffrance m’accompagne
De ses désirs obscurs
La souffrance, ma compagne
Toujours vers moi, elle perdure 

Englué dans la brume
Arrive comme rumeur
Puis repart en écume
Emportant mes douceurs

*****

 

Dante La Divine Comédie L'Enfer  Chant 28

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