Primo LEVI
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Primo LEVI

1919-1987

Si c’est un homme

(Récit de  sa déportation  à Auschwitz de  février 1944 à Janvier  1945).

Il n'y a pas de haine chez Primo  Lévi, mais le besoin de témoigner,  d'éloigner  l'oubli de ce qu'un  homme  a pu faire à un autre homme : lui faire perdre conscience de son humanité  , le réduire à la condition d'objet  aux yeux des autres mais plus grave encore à ses propres yeux . 

"Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l'expérience de qui a vécu des jours où l'homme a été un objet aux yeux de l'homme. Et si nous nous en sommes sortis tous les trois à peu près indemnes, nous devons nous en être mutuellement reconnaissants." (Si c'est un homme, Julliard).  

Si c’est un homme
(Se questo è un uomo)

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud  dans  vos maisons,
Vous qui  trouvez le soir en rentrant
La table mise  et des visages amis,
Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît  pas de repos,
Qui se bat  pour un quignon de  pain,
Qui  meurt pour un oui pour un nom.
Considérez si c’est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu’à  la force de  se souvenir ,
Les  yeux vides et le sein  froid
Comme  une grenouille en hiver .
N’oubliez pas que cela fut,
Non, ne l’oubliez pas :
Gravez  ces mots dans votre  cœur.
Pensez-y chez vous , dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-le  à vos enfants.
Ou que votre maison  s’écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous .
 

 

 

Chapitre I
      Le voyage 

 Pourquoi  il n’y eut pas de révolte : incrédulité  , vieille habitude aussi d’être  considérés « à part », de faire avec une hostilité  sourde quotidienne,  habitude née de siècles de dénigrements  qui  les ont conduits à vivre replier sur eux-mêmes, à une forme de  stoïcisme devant les rumeurs de menaces  .

Chapitre  II
 Le fond

la fin du voyage . L’enfer  de l’eau  , la soif. 

Chapitre III
 
Initiation

Refuser le consentement à abandonner  ce qui fait de nous des hommes. Ne pas abdiquer ; c'est le  discours tenu  par  Steinlauf;  mais où puiser la force de le suivre  , dans un tel  dénuement quand tout est organisé  pour vous ôter le sentiment d'être un homme .  

Chapitre IV
  K.B. (l’infirmerie) 

"Nous ne reviendrons  pas" . "  Ce qu’un homme a pu faire d’un autre homme"
Dans le calme relatif de l’infirmerie  , les  hommes prennent conscience  de ce qu’ils sont et prennent le temps de se souvenir .

Chapitre V
Nos  nuits

Les mêmes souffrances engendrent les  mêmes rêves : un retour  dans le monde « normal » où on ne les écoute  pas ; 
Mais r
êve aussi de nourriture, ce manque obsédant  .
 

Chapitre VI
Le travail

« Debout ! » L’anéantissement par  le travail ,  la fatigue ;  l’horreur d’une  nouvelle journée qui  commence . 

Chapitre VII
 
Une bonne journée

Le printemps succède à l’hiver .Une souffrance  ne totalise pas l’ensemble des douleurs  , il y a une hiérarchie  . Quand une souffrance disparaît  (le froid) une autre apparaît (la faim.)
« La conviction que la vie a un but  est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine. Les hommes libres donnent à ce but bien des noms différents , et s’interrogent inlassablement sur sa définition…. »
La tour de Babel.
La compréhension du langage comme première condition de survie .
« pendant quelques  heures nous pouvons  être malheureux  à la manière des hommes libres »

Chapitre  

Les « combines » pour survivre

Chapitre IX
Les élus et les damnés
 

Les élus : ceux que la vie à armer pour survivre . Les damnés : ceux qui n’ont pas appris, qui croient encore dans les vieilles chimères ou qui pensent trop. 

Chapitre  

La puissance de l’espoir , la notion de temps. Le mépris de soi : "Et il me semble que je laisserais sur tout ce que je pourrais toucher une trace malpropre »

Chapitre XI
Le chant d’Ulysse
 

Pikolo : "La divine comédie"

« Considérez quelle est votre origine. Vous n’avez pas été faits pour vivre comme des brutes. Mais pour ensuivre et science et vertu »

Dans cet enfer décider d'apprendre sa  langue  à un compagnon en récitant les vers de Dante   

Chapitre XII
 
Les évènements de l’été
 

Les bombardements. Les conditions se dégradent encore. Haine des géoliers  accrue. Les prisonniers sont assimilés aux assaillants.
« Inertie obtuse des bêtes battues qui ne réagissent plus aux coups. »

Lorenzo, les parias

« quelque chose d’indéfinissable comme une lointaine possibilité de bonté , pour laquelle il valait la peine de se conserver vivant. Mais Lorenzo était un homme (p.190) 

Chapitre XIII
Octobre 1944
 

L’hiver. Le sens des mots , les pieux mensonges, les  "selections“. La prière de  K. remerciant dieu de l'avoir épargné.
„Si j’étais Dieu la prière de K. je la cracherais par terre.“
 

Chapitre  

„Quand il pleut on voudrait pouvoir pleurer“
"......Jusqu’à ce qu’un jour dire demain n’ait plus de sens“

Chapitre XV
 
Die drei Leute vom Labor

Les femmes. 

Séparés des femmes  les prisonniers  ont peu de relations avec elles . Primo  Lévi se montre  d'une extrème pudeur  à cet égard et n'évoque que la  nouvelle source d'humiliation  lorsdes rares contacts avec les civiles féminines du Laboratoire de la Buna.

Chapitre  

L’exécution: „Camarade je suis le dernier“ (à mourir)
La résignation , la honte.
 

Chapitre  

Le fond de l’abîme. Les malades abandonnés à leur sort dans le camp déserté par les Allemands 

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   Autres  ouvrages  

-La trega (la Trève 1963)

-Storie naturali (histoires naturelles  (1966)sous le pseudonyme Damiano Malabaila

-Vizio di forma (Vice de forme 1971

-Il sistemo periodico (le Système  périodique 1975)

-la chiave a stella (La clé  à molette 1978)

-Se non ora,  quando (Maintenant  ou  jamais 1982

- I Sommersi e i Salvati(Les naufragés et  les rescapés 1986)

 

 

 

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