Les pages de Sunny"Balade Nocturne"
Balade
nocturne, Viens,
allons nous promener (Sunny 12.02.2005)
Carnaval à Venise Dans
l’ombre complice des ruelles On
les voit déambuler, Couverts
de velours et de dentelles Mystérieux
et altiers … Les
masques de Venise. Un
loup noir et or Sur
une silhouette élégante, Se
hâte dans ce décor De
gondoles évanescentes… C’est
le prince de Venise. Son
cœur bat la chamade Car
il va la retrouver, Cette
princesse nomade, Qui
a su le charmer… Elle,
sa dame de Venise. Elle
l’attend sur le balcon en filigrane D’un
palazzo défraîchi Une
robe de soie diaphane La
dévoile plus qu’elle ne l’habille … Au
clair de lune de Venise. Il
la contemple, Elle
lui sourit Et
sur ses épaules qui tremblent Il
pose une cape couleur de nuit … Ténèbres
de Venise. Il
l’entraîne dans la foule dansante, Elle
se serre contre lui Douce
et confiante Et
dans son regard levé, luit … Toute
la magie de Venise. Et
soudain sous une arcade, Seul
à seule ils se retrouvent Tendre
promenade D’un
loup et de sa louve … Dans
le dédale de Venise. Il
lui vole un baiser, Elle
lui offre une caresse Et
sous la voûte étoilée Se
déverse toute la tendresse … Qui
se mire dans les canaux de Venise. Quand
il dégrafe son corsage, Et
que ses baisers se font éperdus Elle
oublie d’être sage Et
s’offre sans retenue … L’amoureuse
de Venise. Ils
courent vers une antique demeure Eblouis
et le souffle court Et
se perdent pendant des heures Dans
le jeu de l’amour … Au
cœur de Venise. Reliques
abandonnées au pied d’un lit, Une
robe en soie et un loup Parlent
du désir qui unit Dans
un amour fou … Les
amants du Carnaval de Venise. (Sunny
15.02.2005) L’arbre
Mon
regard s’est arrêté (Sunny Avril 2003) (photo Oanh Nguyen)
Arbres
Depuis
des temps immémoriaux, Le
soir frémissant sous la brise, (Sunny
09.02.2005) Muse
étrange
Adossé
au bois noir d’une vieille grange, Il
rêve et se perd dans le bleu du ciel Et
il sourit aux kyrielles De
mots, que lui souffle une muse étrange. Et
soudain sa plume en suspens Se
met à courir sur les pages du carnet. Sur
son épaule, seul un papillon qui flânait Lit
les mots, qui se pressent comme un torrent. Il
livre son âme, toute de lumière et d’ombre Il
écrit le soleil d’un amour immortel, Cette
douceur, cette folie, cette vibrante étincelle Qui
tient tête, même aux heures sombres. Il
chante la tendresse, la passion, la beauté, Il
sourit au souvenir pénétrant D’une
caresse, qui doucement l’effleurant A
laissé son cœur tremblant, hébété … Pris
dans un tourbillon de douces ailes d’anges, Loin,
si loin de la terre, Il
abandonne au papier, ses pensées, ses mystères ; Et
son esprit, au charme de sa muse étrange. (Sunny
SW – 14.04.05)
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