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Poésies de Sunny, suite
Nuit océane
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songes d'une fée
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- Au creux d'une perle de rosée
- Insomnie
- Page blanche
- Bleu
- Ombre et lumière
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océane" |
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Nuit
océane
Comme
un immense carré de soie
Tissé de ténèbres et d’argent,
La mer ondule doucement,
Sous la lune au frileux éclat.
Les
vagues frangées d’écume légère
Couvrent un univers secret,
Un monde de tritons guillerets
Et de sirènes aux cheveux clairs.
Les
coquillages au cœur de nacre
Jouent avec les étoiles de mer
Et tout au fond du sanctuaire,
Neptune se prépare pour son sacre.
Les
étoiles jettent au fond de l’eau,
Une gerbe de poussière d’or liquide,
Qui illumine les Néréides
Et fait étinceler les flots.
Demain
au lever du soleil,
Un océan brillant et sage
Clapotera au creux des plages,
Cachant ses démons et merveilles.
(09.09.2005)
Qui saura les
songes d’une fée
Qui saura les
songes d’une fée,
Les profondeurs
de son âme ?
Où est
l’enchanteur, qui tisse les fils de ses secrets ?
Elle attend …
Elle sait
qu’il attend aussi …
Elle se perd
dans les méandres arachnéens de son « lui »,
Elle entre dans
ses pensées, ses silences, ses désirs.
Elle palpite au
rythme de ses mots, de son souffle.
Parfois,
En osmose avec
le frémissement argenté des frondaisons,
Elle se nourrit
de son absence,
Comme d’un
nectar devenu amer.
Pour lui, elle
voudrait réinventer l’océan,
Peupler les
abysses de poésie,
Voiler la lune
de douceur,
Laisser le miel
du soleil jouer sur les vagues,
Donner un goût
salé aux baisers.
Pour lui, elle
voudrait la magie de Brocéliande
Et le mystère
d’un manteau de nuit,
Qui enveloppe
les fantômes éthérés des amants,
Quand ils
dansent sous les étoiles.
Pour lui, la fée
deviendrait dame,
Abandonnant sa
baguette aux anges
Elle vivrait
d’ombre et de lumière,
Humaine, jusque
dans les creux du cœur.
Qui saura ses
les songes de Viviane,
Si ce n’est
Merlin ?
Il habite son
âme, comme elle habite la sienne.
Quand ils se
font face,
Sans un geste,
par la seule magie de leurs regards entrelacés,
Ils font
fleurir leur jardin secret.
(S.
Août 2005)
Au
creux d’une perle de rosée,
Au
creux d’une perle de rosée,
A l’aile poudrée d’un papillon,
Le trait fragile de l’illusion
Dessine les courbes de la beauté.
Il
s’attarde sur la corolle d’une fleur,
Entoure l’œil humide d’un faon,
Pâlit la neige de blancheur,
Mais perd la trace folle du vent.
Il
joue sur un rayon de lune,
Qui se balance dans le ciel,
Et chasse le sable de la dune,
Comme un nuage, couleur de miel.
Il
sème des étoiles au hasard,
Sur le velours sombre de la nuit,
Puis au matin colore de fards
La nature encore endormie.
Il
se fait léger comme une plume,
Pour rendre le sourire d’un enfant.
Il trace les volutes en écume
Des vagues poussées par le vent.
Il
court entre les lignes d’un poème,
Il donne forme aux rêves bleus
Et quand je t’écris que je t’aime,
Il
fait de toi … un dieu.
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Page
blanche
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Le
saule pleureur frémit doucement dans la brise.
Il étend son ombre mouvante
Sur la femme assise
A ses pieds … pensive, presque absente.
Sur ses genoux, un cahier,
Une page blanche …
Un rayon de soleil prisonnier
Y danse, s’y déhanche.
Un doigt distrait glisse sur la feuille,
Comme une caresse
Et y cueille
Sans hâte, le petit rai de tendresse.
Une
page blanche … si pâle,
Légère comme un silence
Vierge d’opale,
En attente d’une confidence.
Doucement, la femme se penche,
Sa plume se met à courir
- Eclat pervenche -
Entre passé et avenir.
Elle dit ses angoisses, ses espoirs,
Dessine les ailes du désir,
Hésite et se dévoile comme dans un miroir,
Se perd dans la brume légère des souvenirs.
Elle raconte et décrit,
Jouant avec les mots bavards
Et parfois son air attendri
Cache des paroles barbares.
Elle réfléchit comme une enfant,
Sa main en suspens dans le vide,
Puis sourit et reprend
Son écriture d’un geste timide.
La
page est maintenant encrée de bleu,
Tatouée de rêves et d’amour,
De chagrins silencieux
Et de larmes roulant sur des joues de velours.
La main s’arrête, tremblante d’émotion.
Le saule frissonne … Sur la plus haute branche
Se pose un vol de papillons.
Et le cahier s’ouvre sur une nouvelle page blanche …
|
SW
21.10.05
Bleu
Si
on me demande ma couleur préférée,
Je réponds blanc, sans hésiter.
Pourtant je porte souvent du noir,
Du chocolat, du beige ivoire.
Pourtant j’aime l’éclat du soleil
Les tendres pastels qui m’émerveillent.
Et surtout, il y a dans ma vie, ces bleus
Qui dansent en camaïeu :
Les bleus mouvants de l’océan,
En été l’azur du firmament,
Les rêves bleus qui bercent mon sommeil,
Un lagon turquoise qui miroite au soleil,
Les petits papillons bleus du poète,
La trace pervenche d’une encre discrète,
Le bleu des lavandes entre les roses,
Les ombres bleutées sous des paupières closes,
L’éclat du saphir qui brille à un doigt,
Des jeans délavés pour être moi,
Le marine classique et élégant d’un tailleur,
Des rires d’enfants bleu bonheur,
Les moments qui laissent des bleus à l’âme,
Les coups de blues, qui éteignent la flamme,
L’indigo profond des nuits d’été,
Et la fine veine bleue qui barre ton poignet.
août
2006
..........
Insomnie
Fuyant du sommeil l’oubli,
Il tisse, solitaire, la soie de ses rêves,
S’enlaçant à la mélancolie,
Qui monte en lui comme une sève…
Il contemple la nuit,
Le regard perdu dans les étoiles.
Complice, la lune lui sourit,
Vaporeuse, sous un léger voile.
Elle lui murmure que dans un ailleurs,
Un autre regard
Se lève avec ferveur,
Vers son éclat blafard.
Il sourit dans l’ombre
Et une vague de douceur
Eparpille les taches sombres
Qui encraient son cœur.
Il revoit ces yeux,
Lacs de tendresse…
Plongés dans les mêmes cieux,
Ils adoucissent sa tristesse.
Il se laisse glisser
Vers les abîmes de son âme,
Se risquant à esquisser
Une vague silhouette de femme.
Lointaine et floue, elle danse
Une valse à l’air triste
Et sa main en transparence
Effleure le pianiste.
Il voudrait la retenir,
La rassurer d’un baiser,
La sentir frémir
Sous sa bouche épuisée.
Les souvenirs se font tourbillon,
Envahissent ses pensées
Et un vol de papillons
Assaille son cœur insensé.
Les ténèbres bruissent
De mots et d’images,
De vieilles histoires surgissent,
Forçant un passage.
Il ferme les yeux,
Son cœur tangue et bat la chamade
Emouvant et gracieux,
Comme un voilier qui s’évade.
Soudain vers l’Orient,
Une première traînée nacrée
Teinte le firmament
D’une lueur éthérée.
Jour … la nuit se délite,
La raison s’affermit …
Mais l’émoi vit et palpite
Dans le cœur de l’homme enfin endormi.
(20.10.05)
Petite
fée
Elle
est belle et toute en douceur,
Ses joues ont de l’enfance encore la rondeur,
Ses cheveux sont comme ceux des anges,
De boucles et de blondeur un savant mélange.
Elle porte sur le monde un regard clair,
Comme un ciel ensoleillé en hiver.
Elle est pleine de tendresse et de fraîcheur,
Mais se froisse aussi facilement qu’une fleur,
Sa finesse, sa fragilité sont émouvantes,
Mais elle sait être forte et confiante,
Sa nature est profonde et généreuse,
Elle a toujours besoin d’être amoureuse,
Elle est faite pour le rire et le bonheur,
Et cependant, elle est souvent en pleurs …
Elle bavarde et sort pour chasser le blues,
Et se rend malheureuse en étant
jalouse,
Elle se montre intègre, fidèle et discrète,
A la fois impulsive, rêveuse et secrète,
Elle est ouverte aux autres, compatissante,
Intelligente, candide et séduisante,
Elle ne croit qu’à la vérité
et ment parfois,
Elle sait être déterminée, mais pleine de désarroi.
C’est comme ça que je l’aime, unique, toute en diversité,
Elle est ma fille … ma petite fée …
Sunny
Novembre 2006

............
Ombre
et lumière
Dieu
dit : « Que la lumière soit ! »
Satan
répondit : « Et l’ombre, parfois… »
Dieu
créa l’éclat du soleil,
Satan fermant les yeux, inventa le sommeil.
Dieu peupla la nuit de rêves clairs,
Satan grisa sans joie, les jours d’hiver.
Dieu parsema le ciel d’étoiles,
Satan y posa des nuages en voiles.
Dieu fit miroiter l’étendue des flots,
Satan répliqua par des reflets dans l’eau.
Dieu dessina de petits anges blancs,
Satan teignit l’enfer en rouge sang.
Dieu illumina le monde de clarté,
Satan y jeta de noires anxiétés.
Dieu irisa les ailes des papillons,
Satan s’enroula dans d’obscurs tourbillons.
Dieu mit la bonté au-dessus de la perfection,
Satan s’érigea en prince de la tentation.
Dieu accorda l’espoir aux hommes,
Satan lâcha une armée de fantômes.
Dieu voulut l’amour sans conditions,
Satan se cacha dans la désillusion.
« Il suffit », dit Dieu, « Je suis le Père ! »
Et
Satan s’avança dans la lumière…
Dieu bénit alors cet ange sombre
Et
sublima la lumière par l’ombre.
Sunny
Novembre 2006
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