vendredi, 07 juin 2013 00:00

Foret et Mythologie

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La forêt dans le Dictionnaire des symboles de J. Chevalier et A. Gheerbrant :

La forêt des Celtes > sanctuaire (Forêt de Brocéliande), équivalence sémantique, à l'époque ancienne: Nemeton

La forêt de Dodone chez les Grecs: chênes sacrés dont le chant était un avertissement divin.

Le Torii au Japon > sanctuaire naturel

En chine, chevelure de la montagne dont elle fait la puissance en lui permettant de provoquer la pluie, c'est à dire dans tous les sens du terme, les bienfaits du ciel.

En Inde > lieu de retraite pour la méditation et le de repos.

La Forêt vierge: La Grande dévoreuse de la littérature Hispano-Américaine.

La forêt selon Jung:" pour l'analyse moderne, par son obscurité et son enracinement profond, la forêt symbolise l'inconscient. Les terreurs de la forêt, comme les terreurs paniques , seraient inspirées selon Jung, par la crainte des révélations de l'inconscient."


la forêt dans Mythologies des steppes, des forêts et des îles sous la direction de Pierre Grimal :

Mythologie Gauloise, culte des arbres et des bois: Vosegus dieu tutélaire des Vosges sylvestres, Arduinna la Diane des Ardennes, Abnoba celle de la Forêt Noire.

Forêt slave : demeure des esprits : démons, ne procédant pas des hommes mais pouvant revêtir des formes humaines : belles jeunes filles nues séductrices, ou des formes d'animaux : cygne, faucon , loup.

Forêts sacrées de Lituanie

Tane dieu des forêts et des oiseaux, l'une des divinités primordiales du panthéon polynésien.

pastel  sous bois Mj

 

 

Ce bref tour d'horizon de nos mythes peut laisser insatisfaits. Car tous les peuples primitifs ont du connaître en présence de la forêt ces sentiments contradictoires de mystère, de crainte ou de protection qui engendraient la vénération et le respect chez nos ancêtres et qui résonnent encore dans notre inconscient. Qu'elle soit forêt tropicale ou forêt de nos contrées, à sa lisière, l'homme quitte son espace naturel et pénètre dans un univers qui n'est pas tout à fait le sien. Le ciel se devine plus qu'il n'est visible, l'obscurité y est plus profonde, la source des bruits ou des chants nous échappent . On peut s'y cacher mais on peut aussi s'y perdre. Elle accompagne nos légendes et nos contes. Mais c'est sans doute plus généralement dans les mythes attachés aux arbres que se trouve la véritable expression du sacré qu'elle inspire, et c'est dans ses composants spécifiques: chênes, bouleaux, conifères, baobabs ou arbres à pain, que l'esprit des hommes, selon leur latitude, a diversifié ses dieux.

Lu 687 fois Dernière modification le dimanche, 17 août 2014 21:41

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