Le cygne
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Le chant du cygne ou la mort selon Socrate

L'expression "le chant du cygne", qui nous vient de la plus haute Antiquité grecque, est toujours utilisée pour désigner, par exemple, un discours ou un récital d'adieu. Dans la bouche de Socrate, elle prend une valeur sacrée. Représentons-nous ce sage dans sa prison d'Athènes, où il vient d'apprendre qu'il est condamné à mort pour impiété. Les amis qui l'entourent aimeraient bien l'entendre une dernière fois parler de la connaissance de soi et de l'immortalité de l'âme, mais ils n'osent pas le lui demander, de peur de l'importuner dans ses derniers instants. Voici l'aimable reproche que leur adresse Socrate:

"Selon vous, je ne vaux donc pas les cygnes pour la divination; les cygnes qui, lorsqu'ils sentent qu'il leur faut mourir, au lieu de chanter comme auparavant, chantent à ce moment davantage et avec plus de force, dans leur joie de s'en aller auprès du Dieu dont justement ils sont les serviteurs. Or les hommes, à cause de la crainte qu'ils ont de la mort, calomnient les cygnes, prétendent qu'ils se lamentent sur leur mort et que leur chant suprême a le chagrin pour cause; sans réfléchir que nul oiseau ne chante quand il a faim ou soif ou qu'un autre mal le fait souffrir; pas même le rossignol, ni l'hirondelle, ni la huppe, eux dont le chant, dit-on, est justement une lamentation dont la cause est une douleur. Pour moi cependant, la chose est claire, ce n'est pas la douleur qui fait chanter, ni ces oiseaux, ni les cygnes. Mais ceux-ci, en leur qualité, je pense, d'oiseaux d'Apollon, ont le don de la divination et c'est la prescience des biens qu'ils trouveront chez Hadès qui, ce jour-là, les fait chanter et se réjouir plus qu'ils ne l'ont jamais fait dans le temps qui a précédé. Et moi aussi, je me considère comme partageant la servitude des cygnes et comme consacré au même Dieu; comme ne leur étant pas inférieur non plus pour le don de divination que nous devons à notre Maître; comme n'étant pas enfin plus attristé qu'eux de quitter la vie!"

                    http://agora.qc.ca/biblio/mort.html

 

Le chant du cygne

Selon la tradition, les cygnes chantent avant de mourir. Cette belle légende n’est qu’une invention des poètes et des anciens philosophes.
Elle remonte à l’Antiquité. Dans son Phédon, Platon attribue à Socrate l’invention des cygnes chantant « non par chagrin ou détresse mais parce qu’Apollon les inspire ».
Shakespeare fait plusieurs fois allusion au « chant du cygne ».

En réalité, les cygnes sont muets. Le cygne chanteur d’Islande produit bien un son vaguement musical mais c’est une exception.
Les espèces les plus communes arrivent à émettre un violent sifflement en cas de colère ou de danger.
Le reste du temps, l’animal est sans voix. D’ailleurs, le cygne commun n’est-il pas nommé « cygne muet » ?

http://www.dinosoria.com/savoir_cygne.htm  

 

cygne_tragique_29ko.jpg (12767 octets)Le cygne, le poète  et le musicien

Le vierge le vivace et le bel aujourd'hui...

Le cygne de Stéphane  Mallarmé

 

 

Les Cygnes de Tolkien

Le récit du Grand Voyage des elfes raconte  comment,  après leur long exil sur  Tol Eressëa, l 'île solitaire, les Teleri furent amenés à Eldamar par les cygnes d'Ulmo.  Ossë le Maia était venu chez les Teleri et leur avait enseigné comment construire  une grande flotte pour transporter leur tribu. Une fois les vaisseaux construits, les cygnes d'Ulmo, seigneur des eaux, arrivèrent de l'ouest. Ces splendides  animaux, d'un blanc d'écume , dont la magnifique apparence égalait presque en splendeur la taille et la force  des aigles de Manwë, entourèrent  en grands cercles  les vaisseaux des elfes . Grâce à de nombreuses cordes  ils tirèrent la flotte des vaisseaux elfiques jusqu'à Eldamar. Puis,  grands et majestueux, comme  s'ils avaient oublié leur mission et répondaient à l'appel de la nature ,  ils partirent. Mais avant que leurs becs aient lâché les cordes , leur envol blanc fit naître  dans le coeur des Teleri  la connaissance des vents qui jouent sur les  mers, et la  maîtrise des vaisseaux blancs qui les traversent. On dit que lorsque ces elfes écoutaient la mer sur le rivage , ils entendaient encore battre ces grandes ailes  . 

Après cela, ils furent nommés les elfes marins, à cause de la sagesse  que les grands cygnes leur avaient transmise. Dans le lieu où ces derniers les avaient amenés , ils battirent la cité d'Aqualondë, le "havre des Cygnes". C'est là  qu'ils construisirent les plus beaux vaisseaux d'Arda, encore plus astucieusement conçus que les premiers et leur donnèrent la  forme des cygnes d'Ulmo, avec de grandes ailes blanches et un bec de jais et d'or. 

(Tolkien .l'encyclopédie de  David Day)

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