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La fauteur
En solitaire je descends
Je tends au centre de la terre
Parmi la gent perdant
Engluée, pourrie, avec les vers.
Les peuples perdus et morts
Ici savent me regarder
Je suis des leurs, ainsi, en tort
Dans l'enfer des suicidés.
On ne puit que se lamenter
Pas question d'autre chose
Nous ne méritons la beauté
Des cieux qui ne sont moroses.
Le cœur maintenant saignant
Et les larmes ainsi coulantes
Au passé nous pensons, dolents
Enfer, situation désespérante.
Dante La Divine Comédie
L'Enfer Chant 8
G.Doré
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Sisyphe
"Saleté de rocher, saleté j'aurais ta peau
avant qu'on puisse utiliser
Prométhée comme appeau
Saleté je te le dis, moi qui dois te pousser
Pourriture de rocher, quand auras-tu terminé
de me rouler sur les os ?
de redescendre pente enneigée
et de m'écraser encore le dos ?"

Dante La
Divine Comédie L'Enfer Chant 7 -G.Doré
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Alors le peintre, à moi se
montre ...
Essouflé, excité, exhalté
Il ramasse son pinceau
Et de figures à blâmer
Va dessiner un tableau.
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Mélancolies
A connaître l'heureux
Et puis à savoir le changement
On recherche les anciens plaisirs
Les anciens bonheurs. Mais rien que
Regrets, nostalgie, et espoir.
Écorché, mutilé, déchiré
Par le temps, par les faux espoirs
Ce sont les désillusions, le désespoir
La mélancolie, Profonde Tristesse
Et pessimisme. Mais pour quoi ?
A connaître la haine. A pleurer
De solitude, d'incompréhension
A attendre dans l'inconscience
Ou dans l'inconnaissance. Confus
A regarder dans l'Abîme
Profond, c'est effrayant.
Alors dans le gouffre on tombe
C'est l'effroi, la douleur ; c'est brûlant.
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Illustration :Dante L a Divine
Comédie L'Enfer Chant 18
(G. Doré) |
Malheureux
- vers libres -
Une peine habite ce malheureux
Ce pauvre étiqueté
Qu'on sait dévisager.
Le cœur dans un étau
C'est un effroyable manque
Qui en lui crée un enfer.
Peine à respirer
Il a l'aura, ce perdu
Et Il se meurt.
Quand coulent les larmes
Et la vue se brouille
A la venue du rideau d'eau
La douleur qui l'étreint
La douleur qui le meut
Diminue et s'en va
Il
attend le jour prochain.
***
Un né
- vers libres -
Le temps de passer
et l'enfant de naître,
lueur d'espoir, un être
qui saura briller.
Le petiot en sanglot
Doit hurler ; demandeur
Et en prises aux maux,
Déjà, il a peur.
Sans le vouloir, il naît
Contraint à croître
Dans les bras tant frais
De sa mère : un cloître.
***
Toi…
- vers libres -
Avec toi, je regarde les étoiles
Elles peuvent illuminer mon âme
Et ici, comme je vois une toile
Mon cœur palpite, plaisir tu clame.
***
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