La Belle et la Bête (sommaire)
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Version libre de MJ le conte integral

Commentaires et notes diverses , l'adaptation cinématographique et  poétique  de Jean COCTEAU  

Version MJ : Conte écourté et version très influencée par Cocteau .
Conte Intégral de Madame Le Prince de Beaumont

Le prince  de Beaumont Jeanne Marie

Née en 1711 à Rouen (Seine-Maritime)

Ecrivain. D'abord préceptrice de la fille aînée de la duchesse de Lorraine, elle épouse, en 1743, Grimard de Beaumont qui lui donne une fille, mais leur mariage est rapidement annulé. Elle se rend à Londres, et devient enseignante de français pour les jeunes aristocrates. Pour eux, elle écrit des contes. Après quatorze ans de vie en Grande-Bretagne, elle retourne en France, s'installe en Haute-Savoie où elle continue à écrire. Elle disparaît en 1780 à Chavanod (Haute-Savoie)

Madame Le Prince de Beaumont a laissé plusieurs romans, et de nombreux contes, dont le célèbre La Belle et la Bête.

source : http://j_mirou.club.fr/index.htm

 

 

 Des Belles et des Bêtes. Anthologie de fiancés animaux,
Collection Merveilleux n°23,
édition établie et postfacée par Fabienne Raphoz,
éditions Corti, 2003.

Des belles et des bêtes, anthologie de fiancés animaux, édition établie par Fabienne Raphoz, Corti, 2003



     Jean Marais a immortalisé sous ses traits la formidable stature de la Bête, dans la fameuse mise en scène de Jean Cocteau. Le scénario du film, directement issu du conte de Madame Leprince de Beaumont est, comme tous les contes, une bien vieille histoire : une histoire de métamorphose et l’une des plus répandues du répertoire indo-européen. Dans une monographie érudite de 1955, un folkloriste danois (J-Ö Swahn) fait le compte : plus de 1100 variantes de La Belle et la Bête parcourent le monde.
     La tentation était grande de réunir non seulement les versions les plus représentatives de ce conte, de partir en quête de ses sources et migrations, mais aussi de le mettre en perspective avec d’autres contes à métamorphose où la bête est "une" animale (de la Chatte blanche de Madame d’Aulnoy jusqu’aux variantes les plus populaires) et le prince, un sauveur.
     Cette réunion thématique, de 41 contes littéraires et populaires, nous fera remonter dans l’Antiquité, avec le conte de Psyché ; et au Moyen âge, avec le mythe de Mélusine.
     L’anthologie s’accompagne d’une trentaine de photographies de belles et de bêtes éternelles : de pierre et de marbre ; et d’une dizaine de gravures du XIXe siècle.

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Le film de  Jean Cocteau

Musique Georges Aurich

(1946)

Jean COCTEAU,  (1889-1963), fit du cinéma un art  poétique majeur en inspirant à ses films un rythme visuel proche de la musique. 

« L‘enfance croit ce qu’on lui raconte et ne le met pas en doute. Elle croit qu’une rose qu’on cueille peut attirer des drames dans une famille. Elle croit que les mains d’une bête humaine qui tue se mettent à fumer et que cette bête à honte lorsqu’une jeune fille habite sa maison.

Elle croit mille autres choses bien naïves. C’est un peu de cette naïveté que je vous demande et pour nous porter chance à tous, laissez-moi vous dire quatre mots magiques, véritable « Sésame ouvre- toi » de l’enfance :

Il était une fois…(Jean Cocteau)

 

Des  jeux d'ombres et de lumières introduisent  le merveilleux et ses clair-obscurs suscitent  le mystère.

A la magie de la lumière  il  a ajouté l'insolite qui nous surprend et  nous  éloigne de la réalité pour nous projeter dans un univers onirique.

Ici  l'inanimé prend vie ou plutôt se révèle dans une autre essence : manifestation  d'une volonté surnaturelle. Les statues restent de pierre  mais  elles ont des regards, les choses conservent leurs formes authentiques mais elles agissent , servent  , blessent ou parfois  même tuent. Les miroirs réfléchissent  les pensées  de celui qui s'y regarde mais  ils sont aussi  chaîne  avec  celui dont nous sommes séparés .

Sensible à l'art de la danse, Cocteau savait que par la grâce les corps échappent à leur fonctions habituelles et il en a  imprégné les mouvements des objets qu'il anime comme ces voiles qui accompagnent la Belle dans les longs corridors , séduisants  par leur légèreté,  angoissants par l'incertitude des forces  qu'ils dissimulent : brise nocturne  ou souffle de la Bête .

L'ambiguïté  suspend notre critique  , le désir de crédible s'efface et nous nous abandonnons  à la poésie .

Autres  éléments poétique le dialogue avec ces quelques plus belles  réparties :

-         Mon père rapportez-moi une rose, car il n’y en pas ici 

-         Vous volez mes roses qui sont ce que j’aime le mieux au monde. Vous jouez de malchance car vous pouviez tout prendre chez moi sauf mes roses. Il se trouve que ce simple vol mérite la mort. 

-         Réfléchissez pour moi, je réfléchirai pour vous . (le miroir)

-         Belle il ne faut pas me regarder avec ces yeux !

-         Mon cœur est bon mais je suis un homme 

        -         Je n’ai point d’esprit
    -       Vous avez l’esprit de vous en rendre compte 

-         Et cependant votre rêve est d’être loin de moi 

-         Fermez votre porte , votre regard me brûle

-         Ma nuit n’est pas la vôtre ; il fait nuit chez moi c’est le matin chez vous. 

-         La rose , le miroir, ma clé d’or , mon cheval et mon gant sont les cinq secrets de ma puissance-          

        -         J’ai pas peur , je réfléchis (Ludovic)
-         Ça se ressemble(Avenant) 

    - Mais les pauvres bêtes qui veulent prouver leur amour ne savent que se coucher par terre et mourir. 

Je  ne voudrais pas oublier  ce qui  pour moi symbolise ce  conte , l'introduction que nous ne devons qu'à Cocteau du Magnifique, le  cheval  fabuleux  qui au gré de la célèbre formule magique  , se charge dans ses aller-retours  de tous les  espoirs  de la Bête :

« Va ou  je vais le  magnifique , va, va, va »

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http://fousdanim.free.fr/dossiers/elucubrations/cour01.html Une analyse psychologique à  partir  de l'adaptation  cinématographique  de J. Cocteau

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