Tolkien : Illustrations
Le Seigneur des Anneaux
Prologue
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| ...Perdu, sans
espoir dans les ténèbres et ne pouvant ni continuer ni retourner en
arrière, Bilbon accepta le défi; et ils se posèrent
réciproquement un grand nombre d'énigmes. Bilbon finit par gagner,
plus par chance semblait-il que par ingéniosité; car réduit à quia
finalement pour poser une énigme, il s'écria, comme sa main rencontrait
l'anneau qu'il avait ramené et oublié :.... (Llivre I De
la découverte de l'Anneau ) |

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Première partie
La Communauté de l'Anneau
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Livre I
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Sa main s'égara
sur la garde de sa petite épée. Les yeux de Gandalf lancèrent un
éclair.
- Ca va bientôt être à mon tour de me mettre en colère, dit-il. Une seule répétition de cela suffira. Vous verrez alors Gandalf le Gris sans
manteau.
Il fit un pas vers le Hobbit et il parut grandir, menaçant; son ombre
emplit la petite pièce.
Bilbon recula jusqu'au mur, haletant, la main crispée sur sa poche. ils
restèrent un moment face à face , tandis que l'air de la pièce vibrait.
(Livre I Une réception depuis longtemps attendue) |

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- Eh bien ! dit
enfin Gandalf. A quoi pensez-vous?Avez-vous décidé de votre action?
- Non répondit Frodon
revenant à lui de l'obscurité et s'apercevant avec surprise qu'il ne
faisait pas noir et que, par la fenêtre, il pouvait voir le jardin
ensoleillé. (Livre I, L'ombre du passé.)
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Au bout de
quelques temps ils passèrent l'eau à l'Ouest de Hobbitebourg, sur un
étroit pont de planches. La rivière n'était guère plus en cet endroit
qu'un sinueux ruban noir, bordé d'aulnes penchés. A mille ou deux plus
au sud, ils traversèrent vivement la grand'route du pont de Brandevin;
Ils se trouvaient alors dans le pays de Touque et obliquant vers le
Sud-Est, ils allèrent en direction de la Colline Verte. (Livre I,
Trois font de la compagnie) |

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Frodon rampa
jusqu'au bord de la route et observa le cavalier jusqu'à ce que celui-ci
disparût dans le lointain. Il n'en fut pas tout à fait sûr, mais il lui
sembla que tout à coup le cheval, avant de disparaître, se détournait
et pénétrait parmi les arbres sur la droite. (Livre I, Trois font de
la compagnie) |
Ils parlèrent de
maintes choses anciennes et nouvelles et Frodon interrogea longuement
Gildor sur les évènements du vaste monde extérieur à la Comté. Les
nouvelles étaient pour la plupart, tristes et inquiétantes : des
ténèbres grandissantes, des guerres chez les Hommes et la fuite
des Elfes. Enfin Frodon posa la question qui lui tenait le plus à coeur:
- Dites-moi Gildor, avez-vous vu Bilbon depuis qu'il nous a quittés? (Livre
I, trois font de la compagnie) |

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...Mais ils
savaient bien qu'ils avaient depuis longtemps cessé d'aller aucunement
vers le Nord. Ils étaient détournés et ne faisaient plus que suivre un
itinéraire choisi pour eux vers l'Est et le Sud, vers le coeur de la
forêt et non vers une issue. (Livre I, La vieille forêt) |

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La
chanson jaillit derechef, et puis soudain sautant et dansant dans le sentier,
parut au-dessus des roseaux, un vieux chapeau cabossé à haute calotte,
avec une longue plume bleue fichée dans le ruban. Un nouveau sautillement
et un bond amenèrent en vue un homme, ou tout au moins le semblait-il. En
tout cas, il était de trop forte carrure et trop lourd pour un Hobbit, s'il n'était
pas tout à fait d'assez haute taille pour être un des grandes gens, bien
qu'il fit assez de bruit pour cela, clopinant sur d'épaisses jambes
couvertes de grandes bottes jaunes et chargeant à travers l'herbe et les
joncs comme une vache qui descend boire. Il avait un manteau bleu et une
longue barbe brune; ses yeux étaient clairs et brillants, et sa figure
d'un rouge de pomme mûre, mais plissée de mille rides de rire...
(Livre I, La vieille forêt)
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- Belle dame Baie d'Or ! Répéta-t-il. A présent, la joie cachée dans
les chants que nous entendions m'est rendue claire !
O toi Svelte comme une baguette de Saule !
O toi plus claire que l'eau claire !
O toi roseau pris du vivant étang ! Belle fille de la rivière !
O toi printemps et été, et de nouveaux printemps après !
O toi vent sur la cascade et rire des feuilles !
Il s'arrêta soudain et se
mit à bégayer, succombant à la surprise de s'entendre prononcer
pareilles choses. Mais Baie d'Or rit.
(Livre I, Chez Tom Bombadil)
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| .......Il entendit
derrière sa tête un grincement. Se redressant sur un bras, il regarda et
vit dans la pâle lumière, qu'il y avait une sorte de passage qui
derrière eux faisait un coude. Dans celui-ci, un long bras tâtonnait,
marchant sur les doigts vers Sam, qui était étendu le plus près, et
vers la poignée de l'épée posée sur lui....(Livre I, Brouillard sur
les Hauts des Galgals)
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Ils firent prendre
un nouveau pot à Frodon, qui recommença sa chanson...
Ce fut alors le tour de
Frodon d'être content de lui. Il caracolait sur la table et quand il
arriva une seconde fois au : "La vache sauta par dessus la
lune", il bondit en l'air . Bien trop vigoureusement...(Livre I, A
l'enseigne du Poney fringant) |

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- Je vais vous
raconter l'histoire de Tinuviel dit Grand-Pas, en résumé, car c'est une
longue histoire, dont on ne connaît pas la fin, et il n'existe personne,
à part Elrond, qui s'en souvienne correctement, telle qu'on la rapportait
autrefois.
C'est une belle histoire, bien que triste, comme le sont toutes celles de
la Terre du Milieu. (Livre I, Un poignard dans le noir) |

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Aussitôt,
bien que tout le reste demeurât comme avant, indistinct et sombre, les
formes devinrent terriblement nettes. Il pouvait voir sous les
enveloppements noirs. Il y avait cinq formes de haute stature : deux se
tenaient au bord de la combe, les trois autres avançaient. Dans leur
figures blanches luisaient des yeux perçants et impitoyables ; sous leurs
capes étaient de longues robes grises......... (Livre I, un poignard
dans les noir) |
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Livre II
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Dans le lointain au sud, Frodon pouvait voir les formes indécises de
hautes montagnes qui semblaient à présent barrer la route que suivait la
Compagnie. A la gauche de cette haute chaîne se dressaient trois sommets
; le plus élevé et le plus proche était planté comme une dent
couronnée de neige ; son grand escarpement nu, orienté au nord, se
trouvait encore largement dans l'ombre mais là où il était atteint par
les rayons obliques du soleil, il flamboyait, tout rouge. (Livre II, L'Anneau
prend le chemin du sud) |

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La
Compagnie se rassembla alors aussi près qu'elle le pouvait de la falaise.
Celle-ci faisait face au sud et dans le bas elle penchait un peu à
l'extérieur, de sorte qu'ils espéraient y trouver quelque protection
contre le vent du nord et contre les chutes de pierres. Mais des rafales
tourbillonnantes les environnaient de toutes parts, et la neige tombait en
nuages toujours plus épais. (Livre II, l'Anneau prend le chemin du
sud) |

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Mais soudain, le Miroir devint totalement noir, aussi noir que si un trou
s'était ouvert dans le néant. Dans l'abîme noir apparut un Oeil Unique
qui grandit lentement, jusqu'à occuper presque tout le Miroir. Il était
si terrible que Frodon resta cloué sur place, incapable de crier ou de
détourner le regard. L'Oeil était entouré de feu, mais il était lui
même vitreux, jaune comme celui d'un chat, vigilant et fixe, et la fente
noire de la pupille ouvrait sur un puits, fenêtre ne donnant sur rien. (Livre
II, Le Miroir de Galadriel) |
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Deuxième partie
Les deux tours
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Livre III
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Tristement ils lâchèrent la barque funéraire: là reposait Boromir,
paisible, glissant sur le sein des eaux mouvantes. Le courant l'emporta,
tandis qu'ils retenaient leur propre embarcation à la pagaie. Il flotta
à côté d'eux, et lentement sa barque s'en alla pour ne devenir plus
qu'un point noir dans la lumière dorée; et soudain elle disparut. Le
Rauros poursuivait son éternel rugissement. La rivière avait pris
Boromir, fils de Denethor, et nul ne devait plus le voir à Minas Tirith,
debout comme il se tenait autrefois au matin sur la Tour Blanche. (
Livre II, Le départ de Boromir) |

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Encore à quelques milles, de l'autre côté de la Vallée de l'Ouestfolde,
s'étendait un cirque vert, une grande baie dans la montagne, d'où une
gorge s'ouvrait dans les collines. Les hommes de cette région
l'appelaient le Gouffre de Helm, d'après un héros des anciennes guerres
qui y avait pris refuge. De plus en plus escarpé et étroit, il
serpentait du nord vers l'intérieur à l'ombre du Thrithyrne, jusqu'au
moment où les parois hantées de corbeaux s'élevaient comme de
puissantes tours de part et d'autre, oblitérant toute lumière. (Livre
III, Le Gouffre de Helm ) |
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" - Je ne vous ai pas donné la permission de partir, dit
sévèrement Gandalf. Je n'ai pas fini. ...
Saroumane! cria-til, et sa voix crût en puissance et en autorité.
Voyez !je ne suis pas Gandalf le Gris, que vous avez trahi. Je suis
Gandalf le Blanc, qui est revenu de la mort. Vous n'avez plus de couleur
à présent, et je vous chasse de l'ordre et du Conseil." (Livre
III, La voix de Saroumane) |

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S'assoupissant lentement, Pippin éprouva une étrange sensation : lui et
Gandalf étaient dans une immobilité de pierre, assis sur la statue d'un
cheval galopant, tandis que le monde roulait sous ses pieds dans un grand
bruit de vent.(Livre III, Le Palantir) |
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Livre IV
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De part et d'autre et en face d'eux, de vastes marais et bourbiers
s'étendaient à présent dans le terne demi-jour vers le sud et l'est.
Des brumes s'élevaient de mares fumantes, sombres et méphitiques. Leur
exhalaison planait, suffocante, dans l'air immobile. Dans le lointain,
presqu'en plein sud à présent, se dessinaient les murs montagneux de
Mordor, telle une noire barrière de nuages déchiquetés flottant
au-dessus d'une mer dangereuse, prise dans le brouillard. (Livre IV, La
traversée des marais) |

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Frodon
ne répondit pas tout de suite à Gollum. Tandis que ces doutes passaient
par la cervelle lente mais perspicace de Sam, il restait le regard
fixé sur le noir escarpement de Cirith Gorgor. L'anfractuosité dans
laquelle ils s'étaient abrités étaient creusée dans le flanc d'une
colline basse, peu au-dessus de la longue vallée en forme de tranchée
percée entre elle et les contreforts extérieurs des montagnes. (Livre
IV, La porte noire est fermée)
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"
Eh bien, ainsi donc nous nous sommes rencontrés et nous nous séparons,
Frodon fils de Drogon. Il n'est pas besoin de vous bercer de douces
paroles : je n'espère pas vous revoir aucun autre jour sous ce Soleil.
Mais vous partirez maintenant avec ma bénédiction, sur vous et sur tous
les vôtres. Reposez-vous un peu....."(Livre IV, Le Lac interdit) |

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"Frodon, Monsieur Frodon ! s'écria-t-il. Ne me laissez pas ici tout
seul ! C'est votre Sam qui appelle. N'allez pas où je ne peux vous suivre
! Réveillez-vous, Monsieur Frodon ! Ah, réveillez-vous Frodon, hélas !
hélas ! Réveillez-vous !" (Livre IV, L'antre d'Arachne) |
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Troisième partie
Le retour du Roi
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Livre V
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Les hommes reculèrent alors devant l'autorité de sa voix sans plus
l'interroger, bien qu'ils regardassent avec étonnement le hobbit assis
devant lui et le cheval qui le portait. Car les gens de la Cité
utilisaient des chevaux très petits, et on les voyait rarement dans les
rues, à part ceux que montaient les messagers de leur seigneur. Et ils
dirent: " C'est assurément là l'un des grands coursiers du Roi de
Rohan?" (Livre V, Minas Tirith) |
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Il
mit un genou en terre et présenta la flèche à Théoden. "Salut
Seigneur des Rohirrim, ami du Gondor ! dit-il. Je suis Hirgon, messager de
Denethor, qui vous apporte ce signe de guerre. Le Gondor est dans un grand
besoin. Les Rohirrim nous ont souvent aidés, mais à présent le seigneur
Denethor demande toute votre force et toute votre célérité, de crainte
que le Gondor ne tombe enfin." (Livre V, Le rassemblement de
Rohan) |

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"Eh
bien vous viendrez avec moi, dit le Cavalier. Je vous porterai devant moi,
sous mon manteau jusqu'à ce que nous soyons loin en campagne et que cette
obscurité soit plus épaisse encore. Une telle bonne volonté ne devrait
pas être refusée. Ne dites plus rien à quiconque, mais venez !"
"Merci, vraiment ! dit Merry. Merci, Monsieur, bien que je ne
connaisse pas votre nom."
"Non? dit doucement le Cavalier. Eh bien, appelez-moi Denhelm."
(Livre V, Le rassemblement de Rohan) |

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Il arriva le
dernier. Ses hommes passèrent à l'intérieur. Les chevaliers
montés revinrent, avec en queue l'étendard de Dol Amroth et
le prince. Et dans ses bras, devant lui sur son cheval,
il portait le corps de son parent Faramir fils de Denethor,
trouvé sur le champ de bataille. (Livre V, Le siège de Gondor) |
Au
galop maintenant, au Galop ! A Gondor !
Le roi cria soudain un ordre à Nivacrin, et le cheval bondit en avant.
Derrière Théoden, son étendard flottait au vent : un cheval blanc sur
champ vert; mais il le distançait. Derrière lui, les chevaliers de sa
maison galopaient dans un bruit de tonnerre, mais il était toujours en
avant. (Livre V, La chevauchée des Rohirrim) |

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Mais alors l'étonnement le saisit, en même temps qu'une grande
joie; il jeta son épée dans la clarté du soleil et chanta en la
rattrapant. Et tous les yeux suivirent son regard, et voilà que sur le
navire de tête un grand étendard se déployait, et le vent le fit
flotter, tandis que le navire se tournait vers le Harlong. Dessus
fleurissait un Arbre Blanc, et cela c'était pour le Gondor; mais il
était entouré de sept étoiles et surmonté d'une haute couronne, marque
d'Elendil que nul seigneur n'avait portée depuis des années sans nombre.
(Livre V, La bataille des Champs du Pelennor) |

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Voici
donc mon avis, Nous n'avons pas l'Anneau. Par sagesse ou grande folie, il
a été envoyé au loin pour être détruit, afin qu'il ne nous détruise
pas nous-mêmes. Sans lui, nous ne pouvons détruire par la force celle de
Sauron. Mais nous devons à tout prix tenir son Oeil écarté de son
véritable péril. Nous ne pouvons atteindre la victoire par les armes,
mais par les armes, nous pouvons donner au Porteur de l'Anneau sa
seule chance, si menue soit-elle.(Livre V, La dernière délibération) |

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Le messager écarta ceux-ci et, à l'étonnement atterré de tous les
Capitaines, il éleva d'abord la courte épée qu'avait arborée Sam, puis
un manteau gris avec une broche elfique, et enfin la cotte de mailles de
mithril que Frodon avait portée sous ses vêtements en lambeaux. Une
obscurité leur voilà les yeux, et il leur sembla que le monde était
immobile; mais leur coeur était mort et leur dernier espoir parti.
(Livre V, La porte noire s'ouvre) |
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Livre VI
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Alors répondant avec grande audace à une soudaine inspiration, car il ne
trouvait rien d'autre à faire, il sortit lentement la fiole de Galadriel
et la tint levée. sa lumière blanche s'aviva rapidement, et les ombres
s'enfuirent de sous l'arche sombre. Les monstrueux guetteurs étaient
assis là, froids et immobiles , révélés dans toute leur forme hideuse.(Livre
VI, La tour de Cirith Ungol) |

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A ce son, la rage s'embrasa dans le coeur de Sam et le rendit soudain
furieux. Il se releva d'un bond et s'élança le long de l'échelle comme
un chat. Sa tête émergea au centre du sol d'une grande chambre ronde.
Une lanterne rouge pendait au plafond; l'étroite fenêtre à l'ouest
était haute et sombre. Quelque chose gisait sur le sol près du mur, mais
une forme noire d'orque se tenait au-dessus, jambes écartées de part et
d'autre. Elle levait un fouet pour la second fois, mais le coup ne retomba
jamais.(Livre VI, La tour de Cirith Ungol) |

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" Allons, Monsieur Frodon ! cria-t-il. Si je ne peux pas le porter
pour vous, je peux vous porter, vous, et lui en même temps. Alors debout
! Allons cher Monsieur Frodon ! Sam va vous offrir une petite promenade.
Dites-lui seulement où aller et il ira." (Livre VI, La Montagne du
Destin) |

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La lumière jaillit de nouveau, et là, au bord du gouffre, de la Crevasse
même du Destin, se tenait Frodon, détaché en noir sur le
rayonnement, tendu, droit, mais immobile, comme pétrifié. (Livre VI,
La Montagne du Destin) |
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"Mais te rappelles-tu les mots de Gandalf : Même Gollum peut avoir
encore quelque chose à faire ? Sans lui Sam, je n'aurais pu détruire
l'Anneau. La quête aurait été vaine, même à la fin des fins.
Pardonnons-lui donc ! Car la quête est achevée, et tout est terminé à
présent. Je suis heureux que tu sois ici avec moi. Ici à la fin de
toutes choses, Sam"(Livre VI, La Montagne du Destin) |

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" Arrêtez, Hommes de l'Ouest ! Arrêtez et attendez ! Nous sommes à
l'heure du destin." (Livre VI, le Champ de Cormallen) |

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Mais pour Sam, la pénombre du soir devenait ténébreuse, tandis qu'il se
tenait debout au Havre; et comme il regardait la mer grise, il ne vit plus
qu'une ombre sur les eaux, et elle se perdit bientôt à l'ouest. Il resta
là, bien avant dans la nuit, n'entendant plus que le soupir et le murmure
des vagues sur les rives de la Terre du Milieu, et leur son lui allait au
plus profond du coeur. (Livre VI, Les Havres gris) |

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