COLERIDGE
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The ancient  Mariner

Samuel  Taylor COLERIDGE

(1772-1834)

Coleridge est l’esprit  le  plus vigoureux de la  première génération romantique anglaise; il en est aussi dans quelques morceaux, le  poète le plus exquis.
(Cazamian )

Il connaît une enfance difficile marquée par l’indifférence  maternelle  et la vénération d’un père tôt disparu . Personnalité complexe, affectée  par des troubles psychiques lui imposant l’usage  constant de drogues, Il compense par des amitiés passionnées et des enthousiasmes intellectuels.
Avec le poète  Southey, il projette  de fonder  une communauté philosophique  (Pantisocratie)  dans  le Nouveau monde.
En même temps,  il sent  naître  sa vocation de  poète stimulée par le  contact de  Wordsworth avec qui il  publie un recueil Lyrical Ballads, manifeste de la poésie  romantique.
En  1798 il accomplit un voyage en Allemagne où il s’intéresse au fond  légendaire local où il puise  de nouveaux thèmes  d’inspiration  pour sa  poésie.
Il s’intéresse  aux philosophes allemands  en  particulier à la  pensée de Kant, de Schlegel, de  Lessing  et de Schelling.
De retour en  Angleterre  ses opinions  ont radicalement changé. Et c’est  à la philosophie  , la critique,  la religion la politique qu’il se consacre désormais.
Son enthousiasme  révolutionnaire (d’abord admirateur de  la Révolution française) tout comme celui de Wordsworth, s’est effondré pour laisser la place à un idéalisme spirituel.
Il reniera également sa première manière poétique dans la ligne des pré-romantiques définie par le manifeste publié  avec  Wordsworth…..Son influence sur son époque  se manifeste  par  son analyse poétique...

{….]La saveur complexe  et originale de son œuvre est faite en  partie de ce  mélange d’une intellectualité aigüe avec la réceptivité d’un Lyrique […] 

...et par sa réflexion  philosophique et religieuse en réaction aux nouvelles idées qui dominent  son temps et auxquelles il  avait, dans un  premier moment, plus ou moins souscrit : rationalisme des explications mécanistes et extension  de l’idéal  scientifique  aux choses de  l’âme.

« Sa métaphysique incertaine, qui fut surtout désir, et ne prit aux kantiens allemands que des morceaux de système, a pour base  une intuition de l’unité essentielle entre notre esprit et le divin. Descendre au fond de notre conscience c’est y retrouver l’être  immanent ;  par cette voie, nous  pénétrons au-delà des  apparence sensibles ; c’est en nous interrogeant  que nous découvrons  l’univers ; les véritables , les seuls évènements sont ceux de l’âme ; et le domaine  propre de la  poésie est ce théâtre intérieur. Là se dérouleront les épisodes,  les réactions qu’elle nous raconte ; et les émotions qu’elle se propose de faire naître seront perçues par nos yeux spirituels. Le merveilleux du Vieux  marin est une hallucination, créée par le remords ; Christabel suggère l’effroi d’une vague menace par les moyens les plus sobres. L’intensité colorées des effets dans le  premier poème, leur subtilité  , leur diffusion en une  atmosphère, dans le second sont également d’un très grand artiste . Il  y a aussi chez Coleridge une veine d’effusion intime, une inspiration  familiale, religieuse, l’expression directs des  états de  la sensibilité mais qu’il revêt d’une empreinte neuve . Le paysage y est uni à l’émotion , selon une association  irrésistible dont il a lui même  perçu et dit le caractère tout subjectif avec une clairvoyance douloureuse.

Son art culmine avec  le dit du vieux marin (The rime of the  Ancient Mariner) et Kubla Kahn. Il se consacre ensuite de  plus en plus  à la réforme  de l’écriture  poétique anglaise   et à la philosophie  religieuse. 

(source :Histoire de la littérature anglaise de E.  Legouis et L. Cazamian)

 

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