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Samuel
Taylor COLERIDGE
(1772-1834) Coleridge est l’esprit
le plus vigoureux de la
première génération romantique anglaise; il en est aussi dans quelques
morceaux, le poète le plus exquis. Il connaît une enfance difficile
marquée par l’indifférence maternelle
et la vénération d’un père tôt disparu . Personnalité complexe,
affectée par des troubles
psychiques lui imposant l’usage constant
de drogues, Il compense par des amitiés passionnées et des enthousiasmes
intellectuels. {….]La saveur complexe
et originale de son œuvre est faite en
partie de ce mélange
d’une intellectualité aigüe avec la réceptivité d’un Lyrique […] ...et
par sa réflexion philosophique et
religieuse en réaction aux nouvelles idées qui dominent son temps et
auxquelles il avait, dans un
premier moment, plus ou moins souscrit : rationalisme des
explications mécanistes et extension de
l’idéal scientifique aux choses de l’âme. « Sa métaphysique incertaine, qui fut surtout désir, et ne prit aux kantiens allemands que des morceaux de système, a pour base une intuition de l’unité essentielle entre notre esprit et le divin. Descendre au fond de notre conscience c’est y retrouver l’être immanent ; par cette voie, nous pénétrons au-delà des apparence sensibles ; c’est en nous interrogeant que nous découvrons l’univers ; les véritables , les seuls évènements sont ceux de l’âme ; et le domaine propre de la poésie est ce théâtre intérieur. Là se dérouleront les épisodes, les réactions qu’elle nous raconte ; et les émotions qu’elle se propose de faire naître seront perçues par nos yeux spirituels. Le merveilleux du Vieux marin est une hallucination, créée par le remords ; Christabel suggère l’effroi d’une vague menace par les moyens les plus sobres. L’intensité colorées des effets dans le premier poème, leur subtilité , leur diffusion en une atmosphère, dans le second sont également d’un très grand artiste . Il y a aussi chez Coleridge une veine d’effusion intime, une inspiration familiale, religieuse, l’expression directs des états de la sensibilité mais qu’il revêt d’une empreinte neuve . Le paysage y est uni à l’émotion , selon une association irrésistible dont il a lui même perçu et dit le caractère tout subjectif avec une clairvoyance douloureuse. Son
art culmine avec le
dit du vieux marin (The rime of the
Ancient Mariner) et Kubla Kahn.
Il se consacre ensuite de plus en
plus à la réforme de
l’écriture poétique anglaise
et à la philosophie religieuse.
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