Cao Xueqin Le  reve dans le pavillon rouge
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le-reve-dans-le-pavillon-ro.jpg (101493 octets)  Cao Xueqin

18e siècle   

Cao  Zahn  plus  connu sus son nom social Cao Xuequin vécu entre  1715 et 1764

 romancier , poète, peintre  , calligraphe, joueur  de cithare  , chanteur et même acteur amateur. 

D’abord  romancier érotique  , puis romancier social , puis homme d’action sociale .

. Il naquit à Nankin, dans une grande famille chinoise profondément pénétrée des mœurs et coutumes mandchoues. Son bisaïeul avait été nommé en 1663 intendant des soieries impériales de Nankin, poste occupé dès lors pendant cinquante-huit ans par quatre membres de la famille  A l’avènement  du nouvel empereur Yongzheng , la famille tombe en disgrâce  et  Cao Xueqin connaît désormais la misère où le maintiennent  ses nombreuses incartades   malgré ses succès littéraires . «  A cause de  ses perpétuelles incartades {boisson, désinvolture,  goût pour la comédie), Cao Xuequin manquait de vêtements et de nourriture . Un  ami de son  père, l’enferma à clef  dans sa chambre vide  pendant trois  années , au bout desquelles   il avait écrit son ouvrage  . »   (cité dans un texte sur la  genèse du roman  par   Zhao Liewen )

 

Le rêve dans le pavillon rouge (1)

(Hong hou  meng)

 

Roman  de 3000 pages environ dans les deux volumes de  La Pléiade animé  par  448 personnages parfaitement individualisés..

Ecrit  en  pur dialecte de Pékin ,  c’est un  chef  d’œuvre  classique du  réalisme  reflétant tous les aspects de  société  féodale chinoise  du 18 siècle,  miroir de la société chinoise avec sa douceur  de  vivre et ses misères,  son opulence apparente  et ses tares secrètes. Oeuvre d’imagination mais inspirée  par la propre vie de l’auteur qui après une jeunesse  comblée  dans une  famille fortunée  protégée par  l’empereur,  connaît à la mort de celui-ci  disgrâce et faillite.

Les amours tragiques  de  Jia Baoyu (frérot  Jade) et  de Lin Daiyu (Jade sombre) sert de fil conducteur.

 

Jia Baoyu est un jeune homme rêveur romanesque et précocement voluptueux , mais son grand amour  il  le conçoit pour  sa cousine orpheline  et sans fortune.

Les amours  contrariés des deux jeunes gens condamnent Lin  à  mourir de désespoir et  Jia Baoyu fuit sa famille pour se faire moine.

Par cet acte négatif  l’auteur entend protester  contre le système  du mariage imposé  par les parents qui  opprima la jeunesse chinoise  pendant des siècles 

Intrigue amoureuse mais avant tout roman social

 

Extrait de l’introduction au roman par  Li Tche-Houa et  Jacqueline  Alézaïs.

 Le renoncement au monde et le sentiment de la vanité de l’amour ne sont pas les idées maîtresses de l’ouvrage , bien que cette thèse ait été soutenue par  M Y….dont les écrits ont soulevé en Chine une vive controverse amorcée en 1934. Cette controverse  qui s’est étendue  sur plusieurs années a  eu au moins le mérite d’élargir et  d’approfondir les études sur Cao  Xueqin et son roman. Loin de prôner le renoncement l’auteur exalte l’amour idéal fondé sur le consentement mutuel et l’harmonie  des pensées. Il  le dépeint avec une profondeur et une délicatesse qui mettent  Le rêve dans le pavillon  rouge au premier rand du roman d ‘analyse.

Mais l’œuvre ne se réduit pas à une seule intrigue amoureuse. Grâce  à sa propre expérience,  nourri de la tradition ancestrale , Cao Xueqin montre  à travers la grandeur et la décadence  de la famille Jia , le déclin  inéluctable  de la classe féodale, exploitant jusque la le peuple. D’une part il présente la vie fastueuse des privilégiés , à travers  le petit univers  des deux Palais de la Paix et de la Gloire : intrigues tantôt galantes  tantôt sordides, loisirs frivoles, fêtes et banquets au cours desquels les convives,  les plus jeunes en particulier, font assaut d’esprit. D’autre part , il  dénonce avec ingéniosité, en touches discrètes, l’hypocrisie des institutions  traditionnelles, l’exploitation de l’homme par l’homme, fondée sur le système de l’esclavage et d’une justice illusoire. » 

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Illustration: Anonyme de cour. Les  douze beautés, peinture  sur soie, dynastie Qing. Période tardive 1709-1723 Musée du Palais , Pékin Le tableau représente  l'une des favorites du prince  Yinshen , le futur empereur "Yongzhzng

Le Rêve dans le  Pavillon rouge porta un temps le titre Les Douze beautés

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Sources : Encyc.Universalis et Edition de la Pléiade)

 

(1)Pour mémoire En chine le rouge est le symbole de la richesse, de la prospérité  et de  la bourgeoise  tandis que le bleu plus négatif  est par exemple celui du monde des prostituées .

 

 

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