Mikhaïl:
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Léon Tolstoï, socialiste ardent,
ne voulait pas que sa production littéraire fut réservée aux classes
supérieures de la Russie.
L'illustre auteur de Guerre et paix ,
et d'Anna Karénine , .... écrivait donc à l'intention des
paysans et des pauvres des contes qu'il faisait imprimer de manière
économique et distribuer pour quelques kopecks. Mikhaïl est l'un de ces
textes trop peu connus.
L'histoire , ou plus exactement le conte
fantastique de ce jeune homme abandonné qu'un pauvre cordonnier rencontre
nu sur son chemin, habille et recueille, et dont les bienfaits surnaturels
changeront la vie, est une des plus émouvantes illustrations des
convictions philosophiques de Tolstoï, qu(on désigna sous le nom de
"tolstovo". Son amour mystique de l'être humain y
éclate encore plus que dans ses textes les plus célèbres. Et sa vision
du christianisme, celle-là qui lui valut d'être enterré sans les rites,
y est le plus clairement décrite.
(4ème de couverture : Max Millo)
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| ..."Dieu ma puni
parce que je lui avais désobéi. J'étais ange au ciel, et Dieu m'avait
envoyé prendre l'âme d'une femme. J'ai volé sur terre , et j'ai vu une
femme malade, elle venait d'accoucher de deux personnes. Les enfants
vagissaient à côté de la mère et la mère ne pouvait les prendre sur
sa poitrine. La femme me voyant comprit que dieu était venu lui prendre
son âme, elle se mit à pleurer et me dit : ...............
Et j'ai écouté la mère, je lui ai mis un
enfant au sein , je lui ai mis l'autre sur le bras et je suis remonté
près de Dieu au ciel .
J'ai volé vers Dieu et lui ai dit que je n'avais
pas pu prendre l'âme de la mère ......
Et Dieu m'enjoignit:
-Va , prends l"âme de la mère, et apprends
trois paroles : Sache ce qu'il y a dans les hommes, ce qui n'est pas donné
aux hommes, et ce qui fait vivre les hommes. Lorsque tu le sauras tu
remonteras au ciel." |
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Quatre contes de Tolstoï:
| Les mémoires d'un fou: |
"... et
là sur le parvis même je distribuais aux pauvres
tout ce que j'avais sur moi et je partis à pied, en parlant
au peuple."
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| Une âme simple : |
"... - Alors quoi ? tu vas mourir ? demanda Justine
- On ne peut pas vivre toujours
. Il faut que ça
arrive un jour, répondit Aliocha. Merci Justine, d'avoir
eu pitié de moi. Il vaut
peut-être mieux qu'on ne t'ait
pas permis de m'épouser :maintenant tout est bien."
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| Le réveillon du jeune tsar

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"...
Et combien d'autres spectacles vit le jeune tsar:....
.. Le niveau de misère du peuple, des enfants scrofuleux des
tribus entières d'aborigènes disparaissant; dans l'isba les
animaux pêle-mêle avec les hommes ; le travail continuel, la soumission
et l'abattement ! Et voici les ministres, les gouverneurs ; partout
la
concussion, l'orgueil, l'envie et le désir d'être craint.
- Et où sont les hommes ? demanda le tsar. "
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| Ainsi meurt l'amour |
" ... Et l'amour ?
dit l'un de nous.
- L'amour ? ... Depuis ce jour là, il partit à la dérive ... Quand ,
suivant son habitude, souriante et rêveuse, elle me regardait
,
je voyais aussitôt le colonel sur le champ de torture et je
ressentais une gêne extrême. Nos entrevues devinrent de plus
en plus rares et l'amour descendit à à zéro .. Et voilà comment
vont les choses , voilà comment se détermine une vie...." |
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