Première destination : L’Amazonie.
Le bassin amazonien n’avait pour moi pas de frontières, ; on y entrait par l’océan et dès lors la jungle se refermait sur l’audacieux qui faisait ainsi ses adieux au monde pour un voyage définitif et sans retour. Je croyais encore la foret généreuse et facile la subsistance ! Dés que j’ai commencé à lire des ouvrages sur cet eden , j’ai compris que survivre dans ce que j’allais reconnaître comme l’enfer vert n’était pas si aisé et qu’une étude approfondie s’imposait .A cet age on veut bien disparaître mais pas pour mourir !
Des livres : Alain Gheerbrant : L'expédition Orénoque-Amazone Ferreira de Castro : Forêt vierge Albert Mahuzier :Le fleuve Amazone 7025 km Raymond Maufrais : Aventures au Matto-Grosso et en Guyane Pierre Clastres : Chronique des Indiens GuayaKi Claude Lévi-Strauss : Tristes tropiques Blaise Cendrars : Brésil, des hommes sont venus Anne Sophie Tiberghien : Mon coeur s'appelle Amazonie (1983) Henri Michaux : Ecuador Gilles Lapouge : Equinoxiales
Ils ont écrit : Extraits par Tristan Savin "Insaisissable Amazonie"(Lire Juin 2005) : "Quels effrontés (presque tous), ceux qui connaissent l'Amazonie. Pourquoi pendant qu'on y est , connaître la mer [.....]C'est une forêt qui se dérobe. Elle est en fuite. Elle n'est pas à voir. Trop vaste pour nos yeux. Aussi invisible qu'un mammouth".(Gilles Lapouge Equinoxiales). Ces solitudes aquatiques et sylvestres de la grande forêt équatoriale, où l'impétuosité des eaux détruit tout sur son passage en temps de crue et où le débordant Amazone, aux sources inépuisables, lutte avec la puissance envahissante et sans cesse renaissante de la végétation qui prend racine sur ses rives." (Blaise Cendrars Brésil des hommes sont venus.) "Quand on portait le regard en amont, l'issue de cette lumineuse coulée d'eau dans le vert sombre de la forêt était aussi mystérieuse qu'avait été son entrée en aval.(Ferreira de Castro, Forêt vierge) . "Elle prend toutes les parures: plumes, poils, écailles, carapaces, sa garde-robe va de la plus chamarrée des livrées au plus sobre des camouflages, mais, qu'elle soit laide ou belle, elle est toujours dangereuse, car elle a toutes les armes :spores, dards, griffes, crocs, racines urticantes". (Jean-Hugues Oppel, Pirana matador). "Les arbres frémissaient de singes presque plus que de feuilles, on eût dit que des fruits vivants dansaient sur leurs branches. Vers les rochers à fleur d'eau, il suffisait d'étendre la main pour frôler le plumage de jais des grands mutum au bec d'ambre ou de corail ". ( Claude Lévi-Strauss Tristes tropiques) . Et voici leurs troncs géants, avec leurs lianes touffues, puis mille sortes d'arbustes, d'animaux bizarres, d'oiseaux multicolores, de minces poissons de verre qui, comme les autos portent une lumière devant et derrière : merveilles d'une nature prodigue et capricieuse". (Stefan Sweig Brésil , terre d'avenir )..
Des sites : http://site.voila.fr/maufrais
Un site consacré à Raymond Maufrais &&&&&&&&& Une expérience en Amazonie bolivienne
http://enquete-bolivie.blogspot.com/
"Enfin, hier
soir, c’est la nature qui s’est donnée à moi et non moi qui me suis donné
à elle. Elle a laissé son empreinte dans ma mémoire et sur mon cœur
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